Même si le rapport d'Ernst and Young privilégie la gestion du futur amphithéâtre par une société d'État ou un organisme sans but lucratif, le gouvernement du Québec et le maire de Québec opteraient pour une gestion par la Ville.
Au cours du point de presse, hier, le premier ministre Charest a confirmé que le scénario voulant que la Ville soit gérante de l'infrastructure était à l'étude. Ce serait en réalité la principale solution envisagée à ce niveau.
« L'important, c'est qu'une fois que ce sera fait, que ce soit géré en lien avec l'environnement, le quartier, et ça, c'est la ville de Québec qui décide ça », a signifié M. Charest.
Potentiel de 305 millions
Le potentiel d'investissements périphériques associés à l'installation de l'amphithéâtre au centre-ville, comme à ExpoCité, se chiffre à 305,5 millions sur 10 ans, a par ailleurs statué le rapport.
La marge d'exploitation dégagée serait de 13 %. Quant au potentiel de recettes fiscales associées à ce scénario, il s'élève à 7,1 millions par année pour la Ville.
Vieux Colisée
Bien qu'il soit déficitaire d'un million par année, le vieux Colisée sera conservé, a statué, hier, le maire Labeaume. Il a rappelé qu'advenant une candidature olympique, le colisée accueillerait les compétitions de patinage artistique et de patinage de vitesse courte piste. Le bâtiment pourrait également avoir d'autres utilisations.
Rappelons qu'Équipe Québec planche présentement sur une étude afin d'établir le coût d'une mise aux normes du Colisée Pepsi.
« S'il n'est pas capable de faire ses frais, les profits de l'un (nouvel amphithéâtre) serviront à le conserver et l'entretenir, tout simplement », dit-il.
Il y a toutefois bien des questions en suspens, par rapport aux olympiques, à une équipe de hockey, rappelle M. Labeaume, qui ne s'inquiète pas beaucoup à ce sujet, a-t-il souligné.