« Ce que les gais et lesbiennes vivent, ce qu'ils ont vécu ou ce qu'ils veulent vivre, c'est la même chose que les hétéros : de belles histoires d'amour. »
C'est dans cet état d'esprit qu'Olivier Poulin tenait à sensibiliser la population, samedi, dans le cadre de la Journée internationale contre l'homophobie. Sous la thématique « Couple de même sexe. Une histoire d'amour », l'activité visait essentiellement à mettre l'emphase sur ce doux sentiment qui existe au sein des couples homosexuels.
« Les gens pensent souvent aux relations sexuelles quand on parle d'un couple homosexuel. Mais c'est très secondaire. On est là pour parler d'amour, tout le monde connaît ce sentiment-là, c'est universel », plaide le coordonnateur de GLBT Québec, qui tenait un kiosque à Place Fleur-de-Lys, samedi après-midi.
Main dans la main
Lui et d'autres groupes communautaires de la capitale ont ainsi passé une partie de l'après-midi à distribuer des autocollants et à se promener, main dans la main, afin d'exposer au grand jour leur amour.
« Il faut normaliser le couple de même sexe. On ne voit pratiquement jamais, à Québec, des gens du même sexe se tenir par la main. Même dans le centre-ville, proche du Drague, où on pourrait s'attendre à ce que ce soit quelque chose d'assez naturel. Les couples hétérosexuels le font, c'est un geste banal, doux, pas choquant. pourquoi pas nous? », se questionne-t-il.
Homophobie présente
Olivier Poulin connaît toutefois une partie de la réponse à cette question. Il est bien conscient que certaines personnes, encore en 2011, sont homophobes et propagent même, parfois, cette haine discriminatoire.
« On connaît tous des histoires où des garçons se tiennent pas la main et se font insulter par une gang de gars qu'ils croisent dans la rue. Ils vont se faire traiter de fifs, de tapettes. Malheureusement, même si les gens réagissent de plus en plus contre l'homophobie, peu importe lors orientation sexuelle, il y en a qui hésitent, encore », se désole-t-il.
S'unir
C'est pourquoi le jeune homme invite les citoyens, peu importe leur orientation sexuelle, à s'unir pour lutter contre cette homophobie et cette discrimination, souvent trop présentes à l'école, dans les milieux de travail ou même dans le quotidien de certaines personnes.
« On devient tous, individuellement, des agents de changement. Il faut se rendre jusqu'au bout. Il y a du chemin à faire. On ne demande pas aux gens de prendre position pour la communauté homosexuelle mais bien contre l'homophobie », résume-t-il.