PLESSISVILLE | Manon Bernard et Laurent Thibault, de Plessisville, sont demeurés coincés au Mexique pendant huit jours parce qu'ils ne possédaient pas de passeport canadien pour reprendre l'avion.
Laurent Thibault adore Acapulco comme destination soleil. En 32 ans, il s'y est rendu 35 fois. « J'ai eu un passeport les deux ou trois premières années, puis après, jamais. Ma conjointe y est allée quatre fois, toujours sans passeport. »
Cet entrepreneur en construction a, comme à son habitude, acheté ses billets d'avion et réservé son hôtel plusieurs mois d'avance. On lui a dit qu'il n'était pas obligé de posséder un passeport, seulement un certificat de naissance et deux pièces d'identité avec photo.
Bloqués au retour
Tout s'est bien passé durant leurs vacances. Sauf qu'à leur retour, le 25 février dernier, le responsable au comptoir de Mexicana, à l'aéroport d'Acapulco, leur a appris qu'ils ne pouvaient monter dans l'avion pour Montréal parce qu'ils n'avaient pas de passeport et qu'ils devaient aller s'enregistrer à Mexico. « Rien à faire chez Mexicana, à Mexico, pas de passeport, pas d'avion », dit M. Thibault.
Ils ont décidé de retourner à Acapulco en faisant six heures d'autocar. Après plusieurs jours de démarches à l'ambassade canadienne d'Acapulco, où on ne parle pas français, ils ont pu enfin obtenir un passeport temporaire et rentrer à Montréal le 4 mars dans la soirée. « Ils ont deux vitesses là-bas, soit arrêté et très lent », dit Mme Bernard.
Sur le site Internet du gouvernement du Canada mis à jour le 26 janvier dernier, il est écrit : « Bien qu'un passeport ne soit pas requis pour entrer au Mexique, la plupart des lignes aériennes, dont les vols quittant le Mexique, refusent l'embarquement aux Canadiens lorsque ceux-ci n'ont pas un passeport valide. »
M. Thibault et Mme Bernard évaluent leurs désagréments à plusieurs milliers de dollars. Ils comptent maintenant s'adresser à la Cour des petites créances pour faire une réclamation auprès de Mexicana et de leur agent de voyages.
M. Thibault se dit chanceux d'avoir eu de l'argent sur lui et d'avoir eu les moyens de séjourner au Mexique une semaine de plus. Il a été impossible de parler à un représentant de Mexicana, hier.