consultations publiques pour le manège militaire
Cinq projets sous la loupe
© Courtoisie
Le projet des Voltigeurs est évalué à 90 millions. La scène serait à l'arrière, vers les Plaines.
Parmi ces projets figure celui de transformer le Manège en Centre d'accueil touristique, semblable à une proposition étudiée par la Ville de Québec dans les années 1970, alors que Gilles Lamontagne était maire. «Nous souhaitons la reconstruction du Manège pour y aménager un salle technologique d'où les touristes ressortiront plus Québécois que les Québécois tant ils apprendront sur notre ville», explique Marcel Junius, architecte urbaniste.
Une partie du rez-de-chaussée serait réservée aux Voltigeurs et une surface vitrée offrirait une vue sur les Plaines. Le projet, évalué à 100 millions de dollars, prévoit également la construction d'un stationnement sous-terrain sous la Place Georges V, de façon «à ce qu'on ne voit plus le cafouillage des autobus dans le Vieux-Québec», souligne M. Junius, précisant que rien n'empêche de greffer la construction d'une scène extérieure, comme le souhaitent les Voltigeurs.
De son côté, la Commission de la Capitale nationale propose de refaire le Parc de la Francophonie (Pigeonnier) de façon à ce qu'il prenne place au même niveau que la Place Georges V. Un stationnement souterrain fait également partie des plans.
Le Musée naval de Québec présentera également une proposition, au nom de quelques musées militaires de la région de Québec. Les portes-paroles n'ont pas retourné l'appel du Journal, hier, pour en préciser les détails.
Les Voltigeurs, eux, proposeront de reconstruire le Manège en y incluant une scène extérieure, à l'arrière. En tout, 25% du bâtiment serait réservé à l'usage exclusif des Voltigeurs, qui occupaient les lieux depuis 122 ans, alors que le reste serait accessible au public. Le mur arrière de l'édifice, face aux Plaines, serait presque entièrement fenestré. La salle principale pourrait être utilisée par le Centre des congrès ou pour la tenue de d'autres événements. Le coût de ce projet est évalué à 90 M$. Toutefois, les taxes ne sont pas incluses dans le montage financier. La facture pourrait donc grimper à plus de 100 M$.
«On voulait un projet le plus rassembleur possible, qui laisserait une grande place aux gens de Québec. Je ne sais pas si nous serons avantagé ou non lors du processus», explique Yvan Lachance, vice-président de la Fondation des Voltigeurs.
Coûts et faisabilité
Tous ces projets seront soumis à des études de coûts et évaluations de faisabilité, souligne Jean Baillargeon, expert-conseil du Cabinet de relations publiques National, qui préside les séances publiques. M. Baillargeon avait également agi comme expert lors des consultations sur l'Agora. «L'idée, c'est d'avoir des concepts et on fera les études nécessaires durant l'été, grâce à un budget de deux millions. Nous produirons le rapport pour l'automne.»
Comme le comité a reçu d'autres propositions de la part de firmes sérieuses qui ne sont pas arrivées à mettre leur projet par écrit dans le délai imposé, M. Baillargeon n'exclut pas de tenir une autre journée de séance publique. «Nous allons discuter de cette possibilité au cours des prochains jours», a-t-il mentionné.
La séance publique débutera à 9h30 ce matin, avec un mot d'ouverture de la ministre Josée Verner et de la présidente du comité consultatif, Nancy Chahwan. Chacun des projets fera l'objet d'une présentation d'une heure, à l'exception de celui de M. Junius, pour lequel on a réservé 30 minutes.
karine.gagnon@journaldequebec.com et jean.laroche@journaldequebec.com