Archéologie

Découvertes inusitées à l'îlot des Palais

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Marie-France Bornais @

Journal de Québec, Publié le:

Étudiants en archéologie, Mathieu Mercier-Gingras et Kevin Villeneuve-Tremblay ont découvert des statuettes « égyptiennes » au chantier-école du palais de l'Intendant, mardi.

Photo Karl Tremblay

Étudiants en archéologie, Mathieu Mercier-Gingras et Kevin Villeneuve-Tremblay ont découvert des statuettes « égyptiennes » au chantier-école du palais de l'Intendant, mardi.

En fouillant les vestiges du palais de l'Intendant, à Québec, deux étudiants en archéologie ont mis au jour des statuettes « égyptiennes » en pâte de verre, mardi. Des analyses ultérieures démontreront si elles datent de l'Antiquité ou du XVIIIe siècle.

C'est un finissant en archéologie, Mathieu Mercier-Gingras, qui a excavé la première statuette en fouillant une couche de sol assez épaisse se trouvant au pied de l'ancien escalier monumental du palais construit en 1717 par les Français. « Mon cœur s'est mis à battre plus fort! » a-t-il partagé.

Supervisant le chantier-école, Réginald Auger, professeur titulaire en archéologie, a d'abord cru qu'il s'agissait d'une mauvaise blague. La découverte de trois autres pièces a confirmé le contraire.

« On a appelé l'expert en égyptologie à l'Université Laval, Sam Dupras. Il nous a aidés à identifier les figurines et à nous dire leur fonction. Si elles proviennent de France, elles ont probablement été fabriquées à Sèvres, car il y avait une fabrique de répliques. Elles étaient portées au cou, comme des amulettes », explique Kevin Villeneuve-Tremblay, étudiant de deuxième année en archéologie.

C'est la première fois qu'on découvre un tel objet à Québec. « Les pièces sont très anciennes en mythologie égyptienne, mais à cause de l'égyptomanie, on fabriquait des répliques en pâte de verre. On ne saura pas si elles sont égyptiennes avant d'avoir fait des analyses physico-chimiques », a précisé le professeur Auger. « Je suis allé à l'exposition Fascinantes momies d'Égypte du Musée de la civilisation et j'ai été épaté de voir qu'il y en a de très similaires à celles qu'on a trouvées. »

Celui-ci formule l'hypothèse qu'un visiteur ait pu perdre les figurines lors de la construction de l'escalier monumental du palais de l'Intendant. « Ça témoigne qu'il y avait un Français qui s'intéressait à l'égyptomanie. »

Les artefacts - en bon état - ont été confiés à Lise Jodoin, responsable du laboratoire de restauration et de conservation du département d'histoire de l'Université Laval.

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