Plusieurs résidants, excédés de la présence d'hommes matures à l'ancien Lac Vert de Saint-Romuald, exhortent la police de les débarrasser de la faune hétéroclite et à moitié dénudée qui se promène dans leur secteur!
Ceux de la rue des Hirondelles, située tout près du boisé, n'en peuvent tout simplement plus de ce va-et-vient. « Ils se stationnent dans le rond-point et ils partent avec leurs petits sacs à dos... », a confié une voisine du site qui ne désirait pas être identifiée.
« Ils montent au Lac Vert pour y faire toutes sortes d'affaires. Ma voisine, lorsqu'elle les voit, elle appelle la police », a t-elle ajouté. « Ce sont tous des hommes matures. »
Une information confirmée par les policiers de Lévis. « Ils ont entre 60 et 70 ans et ils ont l'instinct sauvage de l'animal. Ils vont là pour chasser mais ils ne sont pas conscients des conséquences de leurs actes », a mentionné Alain Gelly.
Un autre résidant du secteur a eu un large sourire lorsque questionné sur les allées et venues des amants de la nature. Il a même réussi à nous identifier certains véhicules appartenant à « des habitués de la place ».
Conscient de leur présence, la police tente tant bien que mal de les neutraliser. « Il y en a partout, mais on manque parfois de ressources. Il faudra peut-être revenir à l'utilisation d'agent-double », a t-il avoué.
Quoiqu'il en soit, il demande à la population de dénoncer de tels comportements au 418 832-2911 ou encore sur la ligne TEL-LIEN.
Promenons-nous...
Histoire de vérifier les allégations des voisins, nous avons entrepris d'entrer dans le sentier... où plusieurs hommes d'âges mûrs fourmillent à travers les arbres.
Quelques minutes de marche auront cependant suffit à nous faire repérer. L'homme qui se présente à nous dit être un habitué des lieux et nous mentionne que le terrain appartient à la compagnie Irving.
« Il y a toujours pleins de monde ici, mais là, on a des problèmes avec la police parce que ça dérange certaines madames », nous a-t-il avoué.
« C'est vrai qu'il y a plusieurs gais, mais il y a aussi des straights et des bisexuelles. On ne fait rien de mal », a ajouté l'homme qui se promenait dans les sentiers, chemise ouverte et torse bien en vu.
Derrière lui, quelques hommes semblaient bien se connaître. « C'est ce qui rend la chose difficile à contrôler. Ces hommes-là se connaissent tous et se passent le mot lorsqu'ils savent qu'ils sont repérés », a avoué l'agent Gelly.
D'ailleurs, après notre passage « officie l», nous sommes retournés sur les lieux où, bizarrement, il n'y avait plus âme qui vive...
kathleen.frenette@journaldequebec.com