Le géant français Vinci, propriétaire de nombreuses autoroutes à péage, de parcs de stationnement et du Stade de France à Paris, pourrait être désireux d'investir dans un nouvel amphithéâtre à Québec, s'il était financé en mode PPP.
Selon ce qu'a rapporté l'animateur de CHOI Dominic Maurais, deux grands patrons de la compagnie française (Vinci Construction et Vinci Concessions) seront en visite à Québec au début septembre pour rencontrer des responsables du dossier. Ces potentiels investisseurs souhaitent rencontrer le maire de Québec, Régis Labeaume, pour discuter de la faisabilité d'un partenariat public-privé, en lien avec la construction d'un nouveau colisée. Le cabinet du maire a confirmé hier avoir reçu une demande à cet effet.
Le groupe Vinci est l'un des plus gros joueurs mondiaux dans le secteur de la construction en mode PPP. La compagnie a un chiffre d'affaires de près de 34 milliards d'euros et embauche 158 000 personnes aux quatre coins de la planète. Cette entreprise réputée a été engagée dans de gigantesques projets d'infrastructures et dispose d'un carnet de commandes à l'heure actuelle de 23,5 milliards d'euros.
Actuellement, le groupe Vinci construit le plus long pont du monde, un ouvrage de 40 km entre le Qatar et Bahreïn. Le géant français a également hérité du contrat d'autoroute à péage entre Moscou et Saint-Pétersbourg, en Russie. Au Québec, la compagnie est surtout connue pour sa gestion de nombreux parcs de stationnements. Vinci a également construit l'autoroute de 200 km Moncton-Fredericton et exploite, à titre de « concessionnaire », le pont de la Confédération qui relie le Nouveau-Brunswick à l'Île-du-Prince-Édouard.
« Je n'étais pas au courant de cette visite-là. Je ne peux pas vous le confirmer », a répondu Frédéric Mir, président de Janin Atlas, filiale de Vinci Construction pour le Canada basée à Montréal. « Le directeur vient de temps en temps en Amérique du Nord. D'une manière générale, on regarde toujours les occasions qu'il peut y avoir », a-t-il poursuivi. Un scénario envisageable? « Pourquoi pas. Ça serait le même principe que le Stade de France. »
Il a été impossible de joindre la haute direction de Vinci en France pour mesurer l'intérêt du groupe et le promoteur d'un amphithéâtre de 18 000 sièges, Mario Bédard, n'a pas retourné l'appel du Journal.
jean-luc.lavallee@journaldequebec.com