Offre finale de la Ville de Québec

Les policiers disent non à 98,1%

Jean-François Racine

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Jean Beaudoin affirme qu'il ne s'attendait pas à un rejet aussi catégorique.

© Annie T Roussel

Jean Beaudoin affirme qu'il ne s'attendait pas à un rejet aussi catégorique.

La Ville de Québec et ses policiers auraient pu s'entendre, jeudi soir, mais la poignée de main entre les parties ne se fera finalement pas.

Sans le crier sur les toits, la Ville a soumis une offre dite finale à ses employés et les policiers se sont prononcés au cours des deux derniers jours. Le litige entre les deux parties dure depuis trois ans.

Même si aucune recommandation n'a été formulée aux membres de la Fraternité (FPPVQ), l'offre a été rejetée à 98,1 %.

À la suite d'une séance intensive de négociations, la proposition a été soumise aux membres au cours d'une assemblée tenue la semaine dernière. Le vote s'est déroulé au cours des derniers jours.

Au total, 562 policiers ont répondu non à l'offre sur la table, tandis que huit personnes l'ont approuvée. La FPPVQ compte environ 715 syndiqués permanents. Le président, Jean Beaudoin, affirme qu'il s'attendait à un tel résultat, mais pas de façon aussi catégorique. « Pour eux, c'est clairement déraisonnable. Notre mandat est très clair : il faut aller en arbitrage jusqu'au bout. » Le syndicat n'a pas l'intention de durcir le ton ni de revenir aux moyens de pression déjà utilisés.

En novembre 2008, les policiers de la ville de Québec avaient refusé à 99,7 % les offres du maire Régis Labeaume. L'année 2010 sera donc consacrée aux séances d'arbitrage. Peu importe le moment où une décision viendra clore le débat, la convention collective imposée prendra fin le 31 décembre 2009.

Les négociations entre la Ville de Québec et ses policiers ont coûté jusqu'à 650 000 $ aux contribuables. Il a été impossible d'obtenir la réaction de la Ville, hier soir.

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