18 postes en moins
D'autres coupures de policiers
Ces coupures entraînent la disparition du Groupe de soutien opérationnel (GSO), brigade de 10 policiers qui agissait en soutien de la patrouille lors d'occasions spéciales. Les autres seront remplacés par des civils, puisqu'il s'agit de postes plus administratifs, a expliqué Richard Côté, vice-président du comité exécutif de la Ville et responsable du dossier de la sécurité publique.
M. Côté affirme qu'il s'agit d'un ajustement par rapport au plan d'organisation policière adopté par l'administration L'Allier, en 2004, mais qui n'avait jamais été appliqué. «Dans ce plan, on disait que l'ensemble des effectifs policiers devait se chiffrer à 704 mais on est au-delà de ça, on est à 740», a-t-il précisé, ajoutant que ça représente 700 000 $ en argent mais que ce n'est pas la question.
L'application du plan a débuté l'an passé, avec la coupure de quatre des huit agents de prévention en milieu sociocommunautaire. «On continue à appliquer ce principe, affirme M. Côté. M. Bélisle (directeur du Service de police) a regardé le plan et est à l'aise avec.»
L'unité GSO, selon M. Côté, «a été testée pendant deux ou trois ans mais n'a pas eu l'effet escompté.»
Créativité
Conscient des efforts de rationalisation et d'organisation du travail qui pèsent sur son service, le directeur Serge Bélisle a levé son chapeau aux policiers et policières. « C'est certain que ça nous déstabilise, ça nous demande des efforts de rationalisation, mais on suit ça et on est créatif constamment», dit-il.
Ce qui fait dire à Jean Beaudoin, président de la Fraternité des policiers de Québec, «qu'il y a des limites à la créativité. Nous on déplore les 18 coupures de postes, on nous demande de faire plus avec moins d'effectifs. On se demande comment on va faire notre travail.»