Conditions de vie insalubres

Les policiers en renfort

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Diane Tremblay @

Journal de Québec, Publié le:

L'éviction d'une locataire au 575, rue Richelieu à Québec, dimanche, lève le voile sur les personnes ayant des problèmes mentaux et vivant dans des conditions insalubres.

© Le Journal

L'éviction d'une locataire au 575, rue Richelieu à Québec, dimanche, lève le voile sur les personnes ayant des problèmes mentaux et vivant dans des conditions insalubres.

C'est à la suite d'une plainte pour des odeurs nauséabondes que les policiers de Québec ont été appelés à se rendre au 575, rue Richelieu, dimanche, à 16 h 50.

« Il y avait des mouches au plafond et de la merde à terre. Je ne suis pas restée plus que deux secondes », a décrit une locataire de l'immeuble qui a été témoin du va-et-vient des inspecteurs.

Une équipe de la société de gestion immobilière GCS était à l'œuvre, lundi, pour nettoyer les lieux. L'un des employés a simplement affirmé au Journal qu'il n'avait jamais vu un appartement aussi infect.

Sur le trottoir gisaient quelques meubles tout délabrés et des poubelles débordant de leur contenu. La femme qui habitait dans ce logement d'une pièce et demie, au troisième étage, a été conduite à l'hôpital.

« C'est une personne qui était laissée à elle-même avec des problèmes de santé mentale. L'odeur a alerté les voisins », a signalé Mme Mélanie Bernard, responsable des dossiers spéciaux pour GCS.

Cette société a été mandatée par le propriétaire pour s'occuper de la gestion de l'immeuble, il y a trois semaines.

« On n'était pas encore rentré dans ce logement-là. On a été mis au courant par la radio », a-t-elle ajouté.

« Quand on a repris la gestion de l'immeuble, notre priorité a été la sécurité des locataires pour donner accès uniquement à eux. »

Pas si rare

Les gens qui souffrent d'insalubrité morbide vivent dans l'exclusion sociale. Du jour au lendemain, ils se mettent à collectionner toutes sortes d'objets hétéroclites, de la serviette de table jusqu'aux paquets d'allumettes, en passant par les publisacs. Ils en accumulent une telle quantité que la marchandise s'entasse souvent jusqu'au plafond.

« Ça devient difficile d'ouvrir les portes. Ils compensent une perte par une acquisition de quelque chose d'autre. Ça s'accumule sur les calorifères, sur les ronds de poêles et là, ça peut devenir dangereux », a poursuivi Mme Renée Levaque, spécialiste de ce phénomène à la Direction régionale de la santé publique de la Capitale-Nationale.

Ces symptômes peuvent décrire des maux liés à l'anxiété et à la schizophrénie, mais ils peuvent aussi être associés à des maladies comme le syndrome de Diogène, d'après le docteur Pierre L. Auger, qui tient à souligner que chaque cas est unique.

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