Abitibi-Témiscamingue

Sa générosité lui coûte cher

Patrick Rodrigue - Réseau hebdo / Agence QMI

Publié le:

Marc-André Thibeault payera cher sa générosité. Pour avoir voulu dépanner son frère livreur qui s'était retrouvé sans véhicule à la suite d'un accident, il doit maintenant s'acquitter d'une dette envers une voiture disparue.

«Mon fils aîné, qui est livreur, a eu un accident avec sa Mazda 3. En attendant le remboursement des assurances, son jeune frère âgé de 17 ans lui a prêté sa voiture, une Toyota Tercel, pour lui permettre de continuer à travailler. Mais dans la nuit du 16 au 17 décembre, mon fils aîné s'est fait voler cette voiture. Là, il doit continuer à me rembourser les 3000 $ que j'ai payés avec ma carte de crédit pour une voiture qu'il ne possède même plus», relate le père du jeune homme, Marc Thibeault.

Manque de communication

Au-delà du vol, les Thibeault en ont particulièrement contre la police de Rouyn-Noranda, à qui ils reprochent de ne pas avoir fait tous les efforts nécessaires pour tenter de retrouver le véhicule volé.

«Quand j'ai appelé pour avoir des nouvelles, dans la matinée du 17 décembre, personne ne savait de quoi je parlais. Les agents de nuit n'ont jamais dit à ceux du jour qu'il y avait eu un vol, pas plus qu'ils n'ont décrit l'auto. Celle-ci a donc pu leur passer plusieurs fois sous le nez sans qu'ils le sachent. Combien d'autres dossiers n'ont pas progressé à cause de ce manque de communication?», s'insurge Marc Thibeault.

Toujours place à l'amélioration

Marie-Josée Ouellet, responsable des communications à la Sûreté du Québec, reconnaît que l'information concernant le vol peut ne pas avoir été transmise immédiatement aux policiers du quart de jour.

«Au début de chaque quart de travail, les policiers doivent prendre part à un meeting au cours duquel ils sont informés des dossiers importants des 12 dernières heures. Si le vol a été commis près du changement de quart, il est possible que le policier n'ait pas eu le temps de transmettre l'information à temps pour le meeting. Dans ce cas, oui il pourrait y avoir place à l'amélioration», mentionne-t-elle.

Dans les règles de l'art

Mme Ouellet assure cependant que le traitement du dossier de M. Thibeault s'est effectué dans les règles de l'art. «Le numéro de plaque de la voiture a été inscrit dans notre système au moment où le vol nous a été signalé, assure-t-elle. La description du véhicule, tout comme le vol, ont aussi été affichés sur des tableaux et notre babillard électronique.»

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