« Oui, on évolue dans la foi de l'Église. Mais les jeunes ne sont pas noyés dans la religion. »
La trentaine de jeunes qui résident actuellement au Petit Séminaire diocésain de Québec sont loin d'être endoctrinés dans la religion catholique, assure l'abbé André Gagné, recteur de l'établissement.
« Les jeunes sont heureux ici. Ce sont de petits gars comme les autres. Ils sont juste capables d'affirmer qu'ils sont croyants et qu'ils sont heureux de ce qu'ils vivent ici », précise-t-il.
Assurer la relève
Alors que l'Église catholique voit le nombre de ses adeptes fondre d'année en année, le Petit Séminaire diocésain de Québec constitue un remède partiel au manque de relève dans la prêtrise, une solution qui se déroule une étape à la fois.
« On ne dit pas d'un petit séminariste qu'il est automatiquement un futur prêtre. On lui demande une ouverture vocationnelle. On lui demande d'être prêt à prendre sa vie chrétienne au sérieux et de ne pas être fermé à devenir prêtre si le Seigneur l'appelle », explique l'abbé Gagné.
Reste que le besoin demeure. « Il nous faut des jeunes dans la vingtaine, dans la trentaine, qui sont prêts à y consacrer toute leur vie, poursuit-il. Si on en a 8 sur 40 qui deviennent prêtres, c'est déjà beaucoup! Les autres seront de bons chrétiens qui vont garder leurs valeurs. »
Une formation humaine
Faisant plus que de les « catéchiser », le Petit Séminaire diocésain de Québec plonge les jeunes élèves dans un milieu de vie qu'ils partagent en communauté avec d'autres élèves, ainsi qu'avec des prêtres. « Les gars s'attachent les uns aux autres. Même les parents nous le disent! Quand les jeunes rentrent à la maison le week-end, ils ont hâte de revenir! » se réjouit-il.