Québec

Le Carnaval en lendemain de veille

Alain Rochefort

Publié le:

Les festivités du Carnaval de Québec trouvent de moins en moins écho dans les médias québécois.

Depuis 2008, année charnière en raison du 400e, le Carnaval a perdu 25 % de son intérêt médiatique au Québec, selon une analyse d'Influence communication. Deux facteurs contribueraient à cette diminution : l'usure du temps ainsi que le post-partum du 400e.

« On a tellement parlé de Québec pendant son 400e que c'est comme s'il y a maintenant une sorte de lendemain de veille. Et c'est le Carnaval de Québec qui en fait les frais », note le président d'Influence communication, Jean-François Dumas.

À l'échelle provinciale, 68 % de la couverture médiatique du Carnaval provenait de la grande région de Québec, en 2006. Aujourd'hui, cette proportion s'établit à 86 %. « Il n'y a pas beaucoup d'intérêt de la part des médias montréalais », explique M. Dumas, rappelant que « les Montréalais avaient mis beaucoup de temps à embarquer dans le 400e ».

Plus populaire au Canada anglais

Inversement, la couverture médiatique des activités du Carnaval s'est accrue de 50 % au Canada anglais après le 400e et de 33 % depuis 2006. Ces reportages se retrouvent surtout dans les médias ontariens et albertains. « On aime beaucoup la ville de Québec dans ces deux provinces. En Alberta, Québec a plus de visibilité depuis le passage de l'ex-mairesse Boucher au Stampede de Calgary », affirme M. Du­mas en terminant. alain.rochefort@journaldequebec.com

Liens commandités