Près de 300 étudiants en éducation ont manifesté, ce matin, à Québec pour revendiquer le droit à la rémunération pour leur stage de 4e année.
Alléguant avoir une pleine charge de travail d'enseignant sur une période de 8 à 12 semaines, les étudiants veulent que leur contribution soit rémunérée à l'instar de leurs nombreux collègues inscrits en médecine, en comptabilité, en ingénierie et en droit.
Au cours de leur stage, les étudiants préparent les cours, enseignent aux élèves, corrigent les travaux et rencontrent les parents. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui est à l'origine de la manifestation, estime que ce stage contribue à l'endettement de leurs membres pour un montant d'environ 3000$, incluant les frais de scolarité de la session qu'ils ont à débourser de toute façon.
La prise en charge complète d'une classe de niveau primaire ou secondaire fait en sorte qu'ils ne sont pas disponibles sur le marché du travail.
Les manifestants, venus des quatre coins de la province, ont dénoncé l'inertie du ministère de l'Éducation dans ce dossier. La table de concertation, créée il y a environ un an, pour étudier les problèmes inhérents aux stages en éducation n'a toujours pas produit son rapport.