Dictée P.G.L.

Nouvelles dictées, nouvelles réalités

Marc-André Séguin

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Quelque 85 étudiants d'un peu partout dans la région de la Capitale-Nationale sont venus participer à la finale régionale de la dictée P. G. L., hier, à Sainte-foy.

© Photo Didier debusschère

Quelque 85 étudiants d'un peu partout dans la région de la Capitale-Nationale sont venus participer à la finale régionale de la dictée P. G. L., hier, à Sainte-foy.

Même si la survie et la représentation du français soulèvent passions et controverses comme ce fut le cas aux Jeux olympiques de Vancouver, la langue de Molière réussit toujours à attirer l'intérêt des plus jeunes peu importe leur origine, se réjouissait, hier, l'organisatrice de la Dictée P.G.L. pour la région de la Capitale-Nationale.

C'est en marge de la célèbre dictée chapeautée par la Fondation Paul-Gérin Lajoie que la personne en charge de la tenue de la finale régionale pour la région 03, Francine Paradis, a fait cette remarque au Journal, hier matin, à l'école Filteau de Sainte-Foy.

« Il est facile de critiquer tous ceux qui maîtrisent mal la langue, a remarqué la dame. On l'a vu avec les Olympiques, alors qu'on affirmait ne pas assez voir de français. Mais ce qui me rassure, aujourd'hui, c'est de voir des jeunes avec des noms internationaux qui réussissent à se rendre à une dictée P.G.L. en français, alors que certains de leurs parents n'en parlent pas un mot. C'est lourd de sens. »

Et la relève pour les futurs maîtres de la plume de tous les horizons avait du pain sur la planche hier, avec une dictée d'environ 125 mots ponctuée de mots nouveaux et de quelques pièges.

Au total, 85 écoles étaient représentées, à raison d'un élève par institution d'enseignement sur le territoire, à l'exception de quatre d'entre elles où l'élève attendu manquait à l'appel. De La Malbaie à Portneuf en passant par l'Isle-aux-Coudres, ces jeunes de 5e et 6e années étaient au rendez-vous dans l'espoir d'être retenus parmi les six qui représenteront la région à la grande finale nationale à Montréal le 23 mai prochain. Le gymnase de l'école, comblé, comptait aussi plusieurs parents et membres des familles des participants qui étaient venus encourager les élèves dans le plus strict décorum, respect du silence oblige.

De la radio à la tribune

De son côté, le lecteur invité à réciter la dictée et animateur de radio Gilles Parent affichait sa fierté à participer à l'événement qui fait la promotion de la langue française. « Si on est capable de lire, on devrait aussi être capable d'écrire. C'est important pour l'éducation de mes enfants, mais aussi pour la société dans son ensemble, a-t-il confié au Journal. Je suis l'un de ceux qui croient que le français est crucial à peu près partout. Ça donne une confiance. »

Évidemment à l'aise derrière un micro, l'expérience demeurait une première pour l'homme et parent d'un enfant fréquentant l'école Filteau. « Je trouve ça drôle, a-t-il affirmé. Ce n'est pas une lecture habituelle, aujourd'hui. C'est une lecture didactique, organisationnelle. Mais ça me rend nostalgique un peu parce que ça me rappelle mon primaire. »

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