Université Laval

Tout un «lifting» pour le bac en communication

Kathryne Lamontagne

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Thierry Watine, directeur du département d'information et de communication de l'Université Laval, compte bien exploiter les ressources actuelles du baccalauréat en communication publique pour mieux le réformer.

© Annie T. Roussel

Thierry Watine, directeur du département d'information et de communication de l'Université Laval, compte bien exploiter les ressources actuelles du baccalauréat en communication publique pour mieux le réformer.

Le pavillon Louis-Jacques-Casault de l'Université Laval devrait prendre un tout autre visage, d'ici septembre 2011, alors que sera construit un nouveau centre de production multimédia ultra-moderne, qui s'insère dans la réforme complète du baccalauréat en communication publique.

Refonte des cours et des concentrations du programme, création d'un studio de télévision, d'un nouveau studio de radio, d'une agence de publicité et de relations publiques, d'une salle pour groupes de discussion, tout a été mis en branle par la direction du département d'information et de communication de l'Université Laval afin de rattraper les 25 années de retard qu'il affiche sur d'autres universités offrant le même type de programmes.

Dépasser le retard

Le centre de production multimédia, dont les travaux débuteront en mai, au troisième étage de l'ancien Grand Séminaire, a été imaginé par Thierry Watine, directeur du département, en mars 2009, soit quatre mois avant l'obtention de son nouveau poste.

Sa priorité : redonner ses lettres de noblesse aux trois concentrations du programme − journalisme, relations publiques et publicité sociale − afin de former d'excellents communicateurs... et de prendre 25 ans d'avance sur les autres programmes universitaires.

« Je veux le projet idéal, il fallait rêver au projet idéal. On va réécrire le baccalauréat, tout en créant un équilibre entre enseignement professionnel, recherche et cours pratiques. J'essaie d'adapter le programme aux nouvelles réalités. On le fait pour les étudiants », poursuit-il.

Pour y parvenir, M. Watine s'est entouré d'une équipe de professeurs, de professionnels et d'étudiants, avec qui il construira, cet été, le nouveau baccalauréat. Il espère que le projet sera adopté à l'automne, par la direction de l'Université Laval, afin que tout soit prêt pour l'automne 2011.

De quoi réjouir le recteur, Denis Brière, qui a accueilli positivement cette réforme. « On réagit pour rattraper le retard. On révise nos programmes à une plus haute fréquence qu'on l'a fait dans le passé. Avant, on le faisait aux 10 ans, maintenant les facultés le font aux cinq ou six ans parce que ça évolue très rapidement », a-t-il lancé.

Controversé MacBook

Une première étape de ce remaniement a été de rendre obligatoire l'ordinateur portable, le MacBook Pro, à tous les nouveaux élèves du baccalauréat en communication publique, à l'automne 2009. Si les étudiants se sont montrés réticents à cette annonce, notamment à cause des coûts rattachés au portable, il semble que le tout se soit calmé depuis.

« On nous reprochait de ne pas avoir assez de prises de courant et de ne pas avoir adapté les cours, mais on s'est ajusté rapidement », a commenté M. Watine.

Coûts inconnus

Si cette restructuration semble novatrice et avant-gardiste, reste qu'il est impossible, pour le moment, de mettre la main sur son coût total. Compte tenu de la précarité du projet, ni M. Watine ni M. Brière n'ont véritablement pu s'avancer sur le sujet.

kathryne.lamontagne@journaldequebec.com

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