Indy car | Québec
Le Vieux-Port intéressant
© Daniel Mallard
« La plus belle place pour avoir une course au Québec, c'est la ville de Québec, estime André Azzi (à gauche), de Fazzt Race Team. De passage hier en compagnie d'autres spécialistes de la série Indy car et du député Sam Hamad, il a étudié plusieurs tracés potentiels.
« Dans les rues de Québec, c'est un peu étroit. Il faut faire le meilleur tracé pour avoir la meilleure vitesse, a indiqué le promoteur André Azzi, de l'écurie Fazzt Race Team. On regarde la promenade Samuel-De Champlain, mais ça va être pas mal plus la basse-ville, dans le secteur du Vieux-Port et du Bassin Louise, où on peut montrer plus le fleuve et le Château. »
Le secteur de la promenade Samuel-De Champlain, « c'est excellent mais c'est une très longue ligne droite », précise M. Azzi, qui compte parmi ses pilotes le Québécois Alexandre Tagliani. On évalue également le secteur à proximité d'Expo-Cité, mais c'est peu probable.
D'ici octobre
Un autre groupe avait présenté des tracés pour Québec, en 2005 et 2006, a rappelé M. Azzi, mais le projet avait avorté pour diverses raisons. Mais cette fois, il croit aux chances d'attirer l'événement ici dès l'an prochain. Il faudra toutefois se décider d'ici le mois d'octobre.
« L'Indy Car est très intéressée, signale le promoteur, et l'une des raisons, c'est qu'on est une écurie québécoise qui performe aux États-Unis et là ils nous retournent un peu le service. »
Le comité organisateur d'Indy Racing Leacing (IRL), ajoute M. Azzi, a également fait des recherches sur la ville de Québec et s'est montrée très emballée, notamment en raison du Red Bull Crashed Ice et du spectacle de Paul McCartney, en 2008. « Ils m'ont dit : "Do whatever it takes" (Fait tout ce qu'il faudra.) », rapporte-t-il.
Rencontre avec le maire
Le promoteur a rencontré hier le maire de Québec, en compagnie du ministre Sam Hamad, responsable de la Capitale-Nationale. « J'ai trouvé que l'accueil était très bien. Évidemment, on s'est entendu sur certains principes. D'abord, minimiser l'impact sur les citoyens, et le deuxième, regarder une collaboration avec Trois-Rivières, et ça ce n'est pas compliqué, il y a des possibilités », énumère M. Hamad.
« Nous, on veut s'asseoir avec le maire, montrer les chiffres et savoir si c'est un projet réalisable, dit M. Azzi. Nous, on pense que oui, mais en même temps le maire connaît bien sa ville, c'est un homme très intelligent et on espère avoir son soutien. »
Au cabinet du maire, son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, a rappelé que le maire souhaite voir le plan d'affaires. « Il a donné ses consignes sur le bruit et sur l'acceptabilité sociale par rapport à l'événement », a-t-il confirmé.
Trois-Rivières
Par rapport aux coûts, M. Azzi préfère ne pas se prononcer avant d'avoir établi le tracé. « Ça se peut qu'on ait à faire de l'asphaltage, mais c'est vraiment Tony Cotman (spécialiste en tracé qui était à Québec hier) qui va le déterminer. »
En ce qui concerne le Grand Prix de Trois-Rivières, M. Azzi rappelle que ce n'est pas la même clientèle. « Ce n'est pas le même genre de personnes qui vont regarder ça, évalue-t-il, mais en bout de ligne, je pense qu'il y a assez de place pour avoir plusieurs courses au Québec. »