Après l'Agora, Québec pourrait bien voir naître un second amphithéâtre extérieur, les Capitales envisageant actuellement la possibilité de présenter des spectacles au stade municipal.
Cette idée s'inscrit dans l'objectif de mettre la main sur de nouveaux revenus pour venir en aide à l'équipe, à la suite des négociations difficiles concernant son avenir dans la capitale, l'hiver dernier.
L'équipe songe ainsi à transformer le stade de 5 000 places en amphithéâtre lorsqu'elle est à l'étranger, comme cela se fait déjà dans plusieurs grandes villes des États-Unis.
« On réalise que c'est un endroit potentiel, qui a un certain cachet. L'enceinte est intéressante, mais ça doit se faire comme du monde. Si ça peut se faire, on aimerait le faire. Mais c'est très embryonnaire comme projet », avance Stéphane Dionne, adjoint spécial au président.
Surface problématique
Reste que plusieurs aspects devront être pris en considération avant la réalisation possible de ce projet, notamment la préservation du terrain, fait de gazon naturel.
« C'est un problème majeur. Un spectacle peut détruire complètement le terrain, qui est l'une des surfaces les mieux entretenues de la ligue. Il ne faut pas que ça coûte plus cher après ça pour réparer le terrain de baseball », plaide-t-il.
Cette réalité reçoit l'appui de la Ville de Québec, propriétaire du Stade, qui ne peut donner l'aval au projet tant et aussi longtemps que la surface demeure naturelle.
« On a eu des discussions à cet effet. Des choses ont été envisagées pour regarder pour une surface synthétique », confirme François Moisan, porte-parole de la Ville.
Une dizaine de spectacles
Loin de vouloir se transformer en promoteur de spectacles, les Capitales compteraient sur la collaboration de partenaires pour assurer la programmation culturelle du stade de Québec.
Ce mandat pourrait intéresser Yannick Cimon-Mattar, à la tête des productions Get A Room, une fois le problème de surface résolu. « L'emplacement est très bien, c'est bien situé, on pourrait sûrement organiser une dizaine de spectacles par année, l'été », avance le promoteur.
M. Cimon-Mattar croit que l'endroit pourrait attirer jusqu'à 8 000 personnes, tout dépendant de l'emplacement de la scène, soit le double de la capacité de l'Agora. « Mais étant donné que la scène de l'Agora est permanente, ça peut jouer en défaveur du stade municipal. Rentrer et sortir l'équipement à chaque fois, ça coûte des dizaines de milliers de dollars », nuance-t-il.
La direction de l'Agora n'a pas retourné les appels du Journal à cet effet, au courant de la semaine.
Rappelons qu'il en coûte 300 000 dollars chaque année pour entretenir le stade municipal de Québec. L'équipe des Capitales, le seul locataire de l'endroit, paie un loyer de 40 000 $.