Pour la 15e année, députés et conseillers municipaux se sont mouillés dans le bassin Louise avec l'espoir de le voir un jour transformé en plage publique.
« L'eau est déjà là et elle est de qualité. Il ne faut que rajouter un peu de sable, enlever l'enrochement et mettre un bel hôtel », a dit le conseiller Yvon Bussières aux représentants du Journal alors qu'il pataugeait dans l'eau du bassin, qui affichait, hier avant-midi, environ 21° Celsius.
Selon M. Bussières, il faut imaginer l'ensemble des possibilités que pourrait offrir le site pour en apprécier la juste valeur.
« Imaginez le matin : les gens sortent, ils peuvent se baigner, l'hiver, on peut faire une patinoire ou faire de la pêche en ville avec la vue sur les remparts, ce serait exceptionnel comme lieux! » s'est-il exclamé, ajoutant qu'il croyait au projet plus que jamais.
Une vingtaine de courageux se sont trempés lors de l'activité, mise sur pied en 1996 par la Société des Gens de Baignade.
« Depuis 15 ans, je viens chaque année me mouiller lors de cette activité qui est symbolique mais qu'on aimerait voir devenir réelle. On va pousser fort pour qu'il y ait une consultation publique sur l'utilisation de la plage », a mentionné pour sa part la députée fédérale de Québec Christiane Gagnon qui, selon ses dires, aurait pu passer une partie de la journée à barboter dans l'eau du port tellement elle était bonne.
Mme Gagnon a fait trempette avec la conseillère Anne Guérette qui était accompagnée de ses enfants.
« On ne sait pas si le maire Labeaume est ouvert, mais il semble avoir des projets concrets pour la tête du bassin Louise, donc c'est une bonne nouvelle. Le projet de plage n'est pas incompatible avec l'idée d'un hôtel mais il faut que tout le monde puisse en profiter. Autant les touristes que les gens de Québec et du Québec », a spécifié Mme Guérette.
Absente de cette journée de baignade, Agnès Maltais était retenue par des engagements familiaux.
« Elle aurait voulu être là, mais n'ayez crainte, Mme Maltais est toujours avec nous derrière le projet », a spécifié Mme Gagnon, avant de sortir de l'eau pour se sécher au soleil.