Isotopes médicaux

La centrale Chalk River rouverte à la fin 2009

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Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le:

Le réacteur de la centrale, vieux d'un demi-siècle, a été arrêté à la mi-mai, à la suite d'une fuite d'eau lourde.

© Les Archives, PC

Le réacteur de la centrale, vieux d'un demi-siècle, a été arrêté à la mi-mai, à la suite d'une fuite d'eau lourde.

La centrale nucléaire de Chalk River, qui fournit le tiers de l'approvisionnement mondial d'isotopes médicaux, ne pourra être remise en service avant la fin de 2009, a confirmé, hier, Énergie atomique du Canada (EACL).

Le réacteur, vieux d'un demi-siècle, a été arrêté à la mi-mai, à la suite d'une fuite d'eau lourde. Les autorités ont estimé tout d'abord que les réparations dureraient trois mois, mais celles-ci se révèlent plus complexes que prévu. Le réacteur de Chalk River assure de 30 % à 40 % de la production mondiale d'isotopes médicaux et l'essentiel de la production nord-américaine, ce qui place les hôpitaux face à une grave pénurie et aux reports de milliers d'examens en médecine nucléaire, pour le cancer et plusieurs autres pathologies.

Les hôpitaux québécois et canadiens se tournent actuellement vers l'énergie nucléaire des Pays-Bas, mais l'on anticipe la fermeture temporaire de cet autre réacteur âgé, pour au moins un mois, du 18 juillet au 18 août. « C'est un désastre national et international! Cette semaine, nous n'avons eu que le tiers de notre approvisionnement habituel en technétium 99. On atteint un point critique à procurer les soins aux patients. C'est dramatique!» a soulevé le président de l'Association de médecine nucléaire canadienne, le Dr Jean-Luc Urbain, en entrevue à Radio-Canada.

Selon le Dr Urbain, le gouvernement canadien a manqué de clairvoyance dans ce dossier. Parmi les matériaux alternatifs au Tc99, les hôpitaux canadiens commencent à utiliser de l'iode 131, importé d'Afrique du Sud, mais qui ne sert qu'à une petite proportion des examens en médecine nucléaire.

Situation stable à Québec

Pour le moment, les hôpitaux de la région de Québec se tirent relativement bien d'affaire. Au CHUQ comme à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, la plupart des examens prévus ont pu être réalisés, cette semaine, mais l'approvisionnement reste aléatoire, ce qui exige une planification très serrée.

Hier, le CHA disposait de 60 % des quantités habituelles d'isotopes. « On réussit à faire l'ensemble des examens urgents, de ceux des patients hospitalisés et des cas de cancer. Les listes d'attente n'ont pas augmenté, au besoin les examens sont prolongés en soirée», note Geneviève Dupuis, du CHA (Enfant-Jésus, Saint-Sacrement).

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