Vaccination des infirmières

Un choix individuel, selon la FIQ

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Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le:

Chaque année, au Québec, moins d'un travailleur de la santé sur deux reçoit le vaccin contre l'influenza. Les infirmières ne font pas exception, affichant un taux de couverture vaccinale bien en deçà des objectifs autour de 80 % de la santé publique.

«C'est la même ligne directrice pour la grippe A (H1N1) que pour la grippe saisonnière, on incite très fortement les infirmières à se faire vacciner, mais cela reste un choix individuel», a affirmé en entrevue la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent.

«On suit la situation de très près. Si des directives gouvernementales allaient dans le sens d'une vaccination nécessaire, nous insisterions davantage auprès de nos membres. On a un peu les travers de nos professions. Plusieurs infirmières estiment qu'elles n'ont pas à être vaccinées, car elles croient avoir développé davantage d'anticorps au contact des malades, ce qui n'est pas vrai dans tous les cas», fait ressortir Mme Laurent.

Selon cette dernière, il y a eu des rumeurs, en juillet, voulant que des établissements de santé exigent que leurs infirmières soient vaccinées contre la grippe. Les informations qui circulaient étaient toutefois inexactes.

Même son de cloche au ministère de la Santé. «C'est prévu dans la loi depuis 2001. Le gouvernement a potentiellement le pouvoir de rendre la vaccination obligatoire, mais on n'en est pas là, actuellement. Nous sommes à peaufiner notre séquence de vaccination, en fonction du degré de propagation du virus et de sa virulence. Tous les détails seront annoncés au cours des prochaines semaines», stipule une porte-parole du ministère de la Santé, Dominique Breton.

Employés réfractaires

Au CHUQ, le taux de vaccination contre la grippe tourne autour de 45 à 55 % chez les 9 000 employés rattachés aux différents secteurs de l'établissement. Une étude réalisée l'an dernier révèle en outre que le tiers des travailleurs sont résolument réfractaires au vaccin contre l'influenza.

Entre janvier et mai 2009, des chercheurs de l'Université de Hong-Kong ont sondé près de 2 255 médecins et infirmières afin de savoir s'ils avaient l'intention ou non de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1). Seulement 48 % ont répondu par l'affirmative. Parmi les motifs de refuser le vaccin, le personnel soignant a invoqué la crainte des effets secondaires, ainsi que des doutes sur l'efficacité et la sécurité du vaccin.

L'Organisation mondiale de la santé a recommandé que le personnel soignant soit parmi les premiers à recevoir le vaccin contre la grippe A.

Cela non seulement pour se protéger eux-mêmes, mais également pour des raisons éthiques, pour protéger leurs patients.

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