Selon L'Ordre des infirmières

Le temps supplémentaire a assez duré

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Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le:

Les infirmières qui acceptent de faire des heures supplémentaires vivent souvent dans la hantise de commettre des erreurs en succombant à la fatigue, signale la présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers.

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Les infirmières qui acceptent de faire des heures supplémentaires vivent souvent dans la hantise de commettre des erreurs en succombant à la fatigue, signale la présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers.

Le travail supplémentaire obligatoire a assez duré et il est temps que l'État et les établissements prennent leurs responsabilités, argue la présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers.

Un agent de bord doit se conformer à un nombre maximal d'heures travaillées sur une période donnée, ce qui n'est pas le cas d'une infirmière aux soins intensifs, dont les tâches cliniques nécessitent un haut niveau de concentration, fait remarquer Mme Desrosiers, en entrevue au Journal de Québec. « On attend toujours des mesures qui donneraient des balises claires aux infirmières », ajoute-t-elle.

L'Ordre préconise l'établissement d'un nombre maximum de quarts de travail par mois ou par semaine. Un nombre maximal d'heures de travail par semaine devrait également être défini. De même, la règle du droit de refus de faire du temps supplémentaire pour des motifs personnels ou familiaux devrait être établie.

« Le code de déontologie de notre profession ne doit pas être utilisé pour menacer indûment les infirmières. Notre message est clair : l'infirmière fatiguée, à bout, doit aviser son supérieur hiérarchique qu'elle ne peut pas rester en poste. C'est à l'administration de trouver un remplaçant », affirme Mme Desrosiers.

Vaches sacrées

Celle-ci a été outrée des propos du ministre Yves Bolduc, la semaine dernière, voulant que les heures supplémentaires étaient nécessaires et régies par le Code de déontologie de l'Ordre des infirmières du Québec. « L'employeur ne doit pas se servir du code comme prétexte pour gérer une situation prévisible de manque de ressources et forcer une infirmière à faire des heures supplémentaires planifiées à l'avance. Les problèmes d'effectifs relèvent de la responsabilité des établissements et du gouvernement », soulève Mme Desrosiers.

Selon cette dernière, des hôpitaux réussissent mieux que d'autres à contrer les heures supplémentaires obligatoires. Elle se demande si tout est fait pour revoir l'organisation du travail : instauration d'horaires de douze heures, rotation, équipe de base plus importante aux soins intensifs et autres. « Il y a des vaches sacrées au Québec, lorsqu'il est question des heures de travail. Certains syndicats refusent les horaires de douze heures. Il y a parfois de l'entêtement des deux côtés, patronal et syndical.

johanne.roy@journaldequebec.com

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