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Le suivi pris en charge par l'État
« Lorsqu'un patient se présente à l'hôpital pour des complications post-opératoires, que l'intervention ait été faite par un médecin participant ou non au régime public, cela n'apparaît pas dans nos dossiers. Rien n'est prévu dans la loi pour de telles situations. Dans tous les cas, les soins sont à la charge de l'État », stipule Marc Lortie, de la RAMQ.
En cette période d'austérité budgétaire, l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESS) convient ne s'être jamais penchée sur la question, bien que les hôpitaux assument, bon an mal an, les coûts inhérents aux complications résultant d'opérations pratiquées en privé.
Le président de Rockland MD, le Dr Fernand Taras, allègue quant à lui que les patients de la clinique ont accès à un service post-opératoire téléphonique 24 heures. « Si le patient ne peut pas rejoindre l'infirmière, on a un corridor de services avec l'hôpital du Sacré-Coeur ».
Le Dr Taras affirme également que son centre de chirurgie ambulatoire se situe dans les « tops centres » et possède toutes les accréditations nécessaires.
Selon l'infirmière de la région de Québec, toutefois, pour une clinique qui fait de la chirurgie bariatrique, Rockland MD ne dispose pas de brassards pour la prise de tension et de fauteuils roulants adaptés aux grands obèses. « Après son opération, la fille d'une de mes amies a dû sortir, humiliée, dans un fauteuil à roulettes! », déplore-t-elle, ce que réfute le Dr Taras.