Hôtel-Dieu de Québec

Le chantier coûte cher à assurer

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Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Le projet de modernisation de l'Hôtel-Dieu de Québec est évalué à près de 700 millions de dollars. L'assurer coûterait entre sept et huit millions

© Photo Annie T. Roussel

Le projet de modernisation de l'Hôtel-Dieu de Québec est évalué à près de 700 millions de dollars. L'assurer coûterait entre sept et huit millions

Vous croyez que vos assurances vous coûtent cher? Sachez qu'assurer l'imposant chantier de modernisation de l'Hôtel-Dieu de Québec se chiffre à entre sept et huit millions de dollars.

Jusqu'en 2009, les grands projets de construction dans le réseau de la santé étaient assurés par l'entremise de l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).

Ce n'est plus le cas depuis que la Corporation d'hébergement du Québec a établi de nouvelles normes obligeant les entrepreneurs à assurer eux-mêmes les risques inhérents à leurs travaux.

La direction du CHUQ s'adresse donc au gouvernement afin de convenir de la couverture de risques pour le projet de près de 700 millions de l'Hôtel-Dieu de Québec. Les coûts estimés pour assurer les travaux représentent environ 1 % du projet et s'additionnent à la facture.

Assumer les risques

« Soit que le ministère de la Santé choisisse d'assurer les travaux, soit qu'il décide d'assumer les risques potentiels. Élément non négligeable, à partir du moment où l'on prend une couverture d'assurance, on couvre automatiquement l'entrepreneur. S'il y a des déficiences dans le bâtiment au moment de la livraison, l'assureur apporte les correctifs et ensuite trouve le responsable. On évite ainsi des procédures complexes », stipule le directeur des services techniques du CHUQ, Gilles Landry.

Ce dernier donne l'exemple du nouveau centre de recherche en génomique du CHUL, dont la livraison est retardée depuis deux ans à cause de vices de construction majeurs. Des procédures légales sont toujours en cours dans cet épineux dossier.

Écoles non assurées

Un porte-parole de l'AQESSS, Bernard Parent, fait quant à lui remarquer qu'il y a une certaine partie d'autoassurance dans le réseau de la santé.

« Dans le réseau de l'éducation, le gouvernement a choisi de ne pas assurer contre les sinistres les établissements scolaires primaires et secondaires, jugeant qu'une couverture d'assurance reviendrait plus cher que d'assumer les coûts d'un sinistre », soulève M. Parent.

« Reconstruire une polyvalente qui a brûlé coûte autour de 25 millions de dollars. Par contre, les hôpitaux sont assurés, en raison des équipements coûteux qui s'y trouvent. L'AQESSS négocie pour l'ensemble des établissements de santé les contrats d'assurance les plus avantageux, à partir d'un processus d'appel d'offres », précise-t-il.

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