pour les 8 à 17 ans

Des Spielberg en devenir

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Cédric Bélanger @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Quelques jeunes adeptes de cinéma ont pris part à la conférence de presse de lancement de l'Académie du cinéma de Québec, présidée par Max Boudreault.

© Stevens LeBlanc

Quelques jeunes adeptes de cinéma ont pris part à la conférence de presse de lancement de l'Académie du cinéma de Québec, présidée par Max Boudreault.

Québec cache-t-il parmi sa jeunesse le prochain Spielberg, Tarantino ou, pourquoi pas, la prochaine Bigelow? Si c'est le cas, peut-être fera-t-il ses premières armes à l'Académie du cinéma, une école pour les 8 à 17 ans qui installe ses pénates à compter de cet été dans le studio Mel's du boulevard Hamel.

«C'est certain qu'on l'a, le prochain Spielberg. Il est peut-être déjà là en ce moment, mais on ne le sait pas», s'est enthousiasmé le président de l'Académie du cinéma, Max Boudreault, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue lundi.

Déjà présente dans les écoles par le biais d'activités parascolaires, l'Académie deviendra un camp d'été, à compter de juin. Les stages d'une semaine permettront aux jeunes élèves de découvrir les rudiments du septième art et de produire leur propre film d'une à deux minutes.

«Ils vont faire des films, de A à Z, de l'écriture du scénario, ou de l'adaptation à partir d'une histoire, jusqu'à la sortie d'un film sur DVD, sur YouTube. On veut faire en sorte qu'ils mettent quelque chose de qualité sur Internet, pas n'importe quoi», fait valoir le directeur de la programmation, Majid Tounsi.

Talent à polir

Car les jeunes d'aujourd'hui, équipés de leurs caméras numériques, leurs téléphones cellulaires ou leurs lecteurs MP3, sont déjà habitués à tourner des images. Ne reste qu'à polir la technique.

«Ils ont déjà les notions de base du cinéma, mais de façon inconsciente, note Max Boudreault. On le voit souvent quand on fait de la formation. Quand on parle de gros plan, de recherche d'émotions, ils savent de quoi on parle. Nous sommes là pour peaufiner. Sur YouTube, on voit beaucoup de talent, mais l'enveloppe laisse souvent à désirer.»

Des réalisateurs et comédiens québécois devraient se joindre épisodiquement à l'équipe d'enseignants, annonce même M. Boudreault.

Carrière à Québec

L'Académie souhaite donc donner le goût aux adolescents de se lancer dans une carrière cinématographique dans la capitale.

«On veut leur dire qu'ils ne sont pas obligés d'aller à Hollywood ou Montréal pour vivre l'expérience du cinéma, ils peuvent rester à Québec», avance le président de l'Académie.

Outre les camps d'été, offerts au coût de 385 $ par semaine, l'Académie proposera un volet à l'intention des jeunes décrocheurs, des gens, conclut Max Boudreault, «qui ont beaucoup d'imagination, sont très artistiques et ne trouvent pas nécessairement leur voie dans les institutions conventionnelles.»

cedric.belanger@journaldequebec.com

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