Le Festival d'été deviendra sous peu le nouveau gestionnaire de l'Agora de Québec, qui présentera ainsi à compter de l'an prochain une programmation plus étoffée, mais dont seront exclus les spectacles rock.
Le président de l'Administration portuaire de Québec, M. Ross Gaudreault, n'a pas confirmé ni infirmé la conclusion du partenariat avec le Festival d'été de Québec pour la gestion de l'Agora du Vieux-Port, comme l'ont rapporté TVA et Radio-Canada hier. Il a tout de même reconnu que certains détails restent à finaliser avant l'annonce officielle d'une nouvelle entente qui doit avoir lieu le 20 janvier.
« Ça faisait longtemps que je rêvais d'un partenaire comme celui-ci et les gens de Québec seront très contents », a dit M. Gaudreault, se montrant enjoué à ce sujet.
La porte-parole du Festival d'été, Luci Tremblay, n'a pas non plus voulu confirmer l'information, préférant dire aux journalistes d'attendre la conférence de presse prévue dans deux semaines.
En symbiose
Au moins deux groupes se disputaient la gestion de l'Agora. Outre le FEQ, le Groupe spectacle Gillett souhaitait aussi mettre la main sur l'administration du site. Une proposition devait d'ailleurs être présentée à l'administration portuaire avant le congé des fêtes.
Mais il semble que ce soit la proposition du Festival d'été, faite l'an dernier par sa filiale Inter-Nation-Art, qui a été retenue. Celle-ci prévoit notamment la présentation de nombreux spectacles à l'intérieur d'une programmation plus légère, moins axée sur le rock lourd.
La programmation, prévoit la proposition, devra être en symbiose avec les événements qui se déroulent déjà dans le quartier, soit Le Moulin à images et Les chemins invisibles, tout en respectant la quiétude des résidents du secteur. La proposition ne prévoit cependant pas que l'Agora devienne une nouvelle scène du Festival d'été.
Malgré des rénovations de 17 millions de dollars, en 2008, l'Agora était sous-exploitée. L'été dernier, seulement trois spectacles y ont été présentés, ceux de Disturbed, de Dream Theater et de Rise Against.
Avec la collaboration d'Annie Saint-Pierre.