«Moi, je vis au jour le jour. Où est-ce qu'on joue à soir? Où est ma guitare? (...) C'est tout ce que je veux savoir... Quand ça va trop bien, je trouve toujours le moyen que ça aille mal (...) Tout ce qui est stratégie à long terme, c'est Yves-François, c'est lui la froide machine derrière moi. Moi, je suis l'adolescent qui perdure.»
Le chanteur Éric Lapointe y va de confessions étonnantes dans le cadre de la série Les wizz du showbiz, à MusiMax. La série, qui veut démystifier les nombreux métiers du show-business, reçoit, ce soir, à 20 h, Yves-François Blanchet, celui qui a été gérant d'Éric Lapointe au cours des 20 dernières années. Les deux complices se dévoilent comme ils l'ont rarement fait.
Carrière
Yves-François Blanchet et Éric Lapointe se sont rencontrés il y a 20 ans dans le cadre d'un rassemblement politique. «J'ai quitté la politique pour m'occuper de la carrière d'Éric, car je voulais avoir ma business à moi. J'ai toujours pensé que la chanson pouvait être un grand véhicule d'idées», dit Yves-François Blanchet en entrevue.
Curieusement, 20 ans plus tard, Blanchet vient de renouveler avec la politique. Il a été élu député péquiste de Drummond aux dernières élections provinciales. «J'aime ça. J'ai l'impression que je peux changer les choses», soutient Blanchet. Ce dernier ne s'occupe plus de la gérance de Lapointe depuis octobre 2008.
De son métier de gérant, Blanchet dit que le plus grand défi est de mener une carrière à long terme, «faire durer un artiste. Gérer les crises ponctuelles, ça fait. Tu les prends lorsqu'elles arrivent». Blanchet a dû éteindre quelques feux en tant que gérant d'Éric Lapointe (la vie amoureuse, les soirées festives de son poulain). «Pour être un gérant, il faut que tu aies un front de boeuf, ta vision des choses. Un gérant, c'est un peu comme un artiste. Tout est une question d'attitude. Il faut aussi un certain talent. Ce n'est pas un travail qui s'apprend. Souvent, quelqu'un devient gérant en s'occupant de la carrière d'un ami», mentionne Blanchet. Ce dernier précise qu'être gérant, c'est aussi jouer à la mère, au père, au frère et à la sœur...
Selon Blanchet, le métier de gérant en est un de gros risques financiers. «Le dernier automne a été le plus mauvais des 20 dernières années, et ce, malgré le succès d'Éric», termine-t-il.