Musique

The Pink Floyd Story voit grand

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Pierre O. Nadeau @

Journal de Québec, Publié le:

Le producteur Sylvain Pelletier et le claviériste Chris De Zordo sont étonnés de l'éventail du public du Pink Floyd Story, « qui s'étend de 14 à 68 ans ».

Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Le producteur Sylvain Pelletier et le claviériste Chris De Zordo sont étonnés de l'éventail du public du Pink Floyd Story, « qui s'étend de 14 à 68 ans ».

Après avoir écumé les bars pendant 15 ans, la formation Eclipse se sent d'attaque pour affronter les principales salles du Québec avec sa production The Pink Floyd Story.

« On n'a pas la prétention de dire que notre production est de la taille de celle du Australian Pink Floyd Show, mais elle s'en approche », dit le producteur-concepteur montréalais Sylvain Pelletier, de passage à Québec hier pour parler de ce spectacle « qu'on continue de polir comme un diamant et qu'on entend exporter ». Déjà, des démarches ont été entreprises pour transporter The Pink Floyd Story en France et en Belgique. Le spectacle sera présenté le samedi 21 novembre, au Capitole, et le 6 février, au Métropolis à Montréal.

On comprendra que c'est une production lourde à transporter avec ses huit musiciens-choristes, ses neuf techniciens et tout son équipement sonore et visuel. La production n'a pas encore atteint la taille souhaitée par le producteur, qui se donne encore cinq ans pour en augmenter l'ampleur en visant cette fois le circuit des arénas. « On devrait alors pouvoir offrir le numéro du fameux avion qui s'élance de la scène pour aller s'écraser à l'autre bout du parterre », dit Sylvain Pelletier, qui devrait annoncer sous peu une association avec un gros joueur de l'industrie du spectacle québécoise.

Les inconditionnels de Pink Floyd auront le droit à plusieurs surprises, dont l'ouverture du spectacle avec jeux d'ombres derrière un large rideau blanc, réplique de l'atmosphère « pinkfloydienne » à l'époque de Syd Barrett. Bien sûr, le laser rehaussera la production, « un élément indispensable, puisque Pink Floyd a été le premier groupe à intégrer le laser à son spectacle », signale le producteur-concepteur. Par souci d'offrir une optimale reproduction du son d'époque, l'équipe, qui interprétera notamment l'album The Dark Side of the Moon, a préféré miser sur une approche sonore analogique plutôt que numérique, en intégrant des instruments d'époque, incluant un Hammond B-3 1959. Des projections sur écran rond ajouteront des notes biographiques.

Cinq musiciens et trois choristes retraceront l'œuvre de Pink Floyd de façon chronologique, tout en respectant l'intégralité de chacune des pièces, insiste le claviériste Chris De Zordo. « Si la musique de Pink Floyd est aussi actuelle, c'est à cause de sa richesse exceptionnelle; c'est une musique complexe, qui n'est pas facile à interpréter », assure le musicien, ajoutant que Us & Them est la pièce la plus exigeante à interpréter en groupe, puisqu'elle combine les harmonies de sept voix.

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