Mille et une vies

Un spectacle inspiré du 11 septembre 2001

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Denise Martel @

Journal de Québec, Publié le:

Ariane Vega a aussi travaillé avec la scénographe Guylaine Petitclerc, qui signe également les costumes de Mille et une vies, qu'elle présente à La Rotonde les 26, 27 et 28 mars et du 1er au 4 avril.

© Photo Léopold Rousseau

Ariane Vega a aussi travaillé avec la scénographe Guylaine Petitclerc, qui signe également les costumes de Mille et une vies, qu'elle présente à La Rotonde les 26, 27 et 28 mars et du 1er au 4 avril.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui ont amené Ariane Vega à devenir chorégraphe, à créer sa propre compagnie et à présenter Mille et une vies, son premier spectacle solo de danse contemporaine.

Inspiré de son parcours depuis les tragiques événements dont elle a été témoin, Mille et une vies sera présenté à La Rotonde les 26, 27 et 28 mars, de même que du 1er au 4 avril inclusivement.

« Il y a eu un gros questionnement au moment de la commission Bouchard-Taylor, et on a tous réalisé que le Québec avait beaucoup changé depuis les premiers colons. Le spectacle fait un clin d'œil au multiculturalisme québécois en abordant sept cultures différentes, soit l'Amérique du Nord avec la danse contemporaine, le Moyen-Orient avec le baladi, l'Inde avec le bharata natyam, l'Espagne avec le flamenco, l'Argentine avec le tango, l'Europe de l'Est avec les danses slaves, pour finir avec le reel québécois.

« La trame sonore créée par Marc Doucet à partir de sons sur lesquels j'ai travaillé avec Steve Hamel, du groupe Bazirka, sert de guide à travers les différents styles. Ce sont pour la plupart des flashes, puisque la chorégraphie ne dure que 45 minutes. C'est d'ailleurs une pièce créée par Bazirka, dont j'ai acheté les droits et qui a été adaptée à mes besoins, qui sert à boucler la boucle », précise la jeune chorégraphe.

Solo

« J'ai fait d'autres spectacles en groupe - entre autres Le fil de l'histoire, de Harold Rhéaume - ou Solo baladi, mais c'est mon premier solo en danse contemporaine. J'étais de passage à New York comme touriste et comme danseuse au moment des attentats et je me cherchais un peu. Je faisais beaucoup de baladi à ce moment-là, et les attentats ont déclenché une pulsion, un désir de devenir chorégraphe.

Dans les cours de danse, il y avait tellement d'émotions en moi et autour de moi - il n'était pas rare que des gens se mettent à pleurer pendant des cours - que je me suis demandé pourquoi, moi, je n'arrivais pas à sortir mon émotion. J'ai décidé de louer un studio et c'est là que j'ai créé Behind, une chorégraphie que j'ai ensuite rebaptisée Afghane, parce qu'elle parle du désir d'une femme afghane de se libérer », explique la jeune chorégraphe en entrevue.

Après être rentrée au Québec en 2002 et avoir poursuivi dans le domaine de la danse, la jeune femme - dont les parents ont toujours enseigné dans la région de Québec - avoue avoir pris conscience que la danse était une passion, mais qu'il lui manquait des outils pour se débrouiller dans la vie. Ce qui l'a amenée à entreprendre un bac en intervention sportive... en danse et, de là, à créer sa propre compagnie.

Elle se réjouit d'autant plus que le hasard fait que les programmateurs en danse du Québec seront de passage dans la capitale au début avril, pour l'événement Sur les routes de la danse au Québec, ce qui amènera des producteurs à voir son spectacle.

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