À l'ombre de la chute Montmorency, la comédie Le désir lance la nouvelle saison du théâtre La dame blanche de façon rafraîchissante. Du vrai théâtre d'été!
On ne rit pas à se taper sur les cuisses, mais les adeptes de la formule légère du théâtre d'été trouveront leur compte dans cette comédie de Michel-Marc Bouchard qui a pour seule prétention d'offrir un agréable divertissement par une soirée d'été. Beau temps, mauvais temps.
La jeune troupe L'Écho sans gain nous fait découvrir de jeunes comédiens qui se démènent avec cœur et passion pour amuser le spectateur dans un enchevêtrement de quiproquos rocambolesques.
Le désir est un texte très actuel qui traite des mœurs de notre époque : amour, sexualité, désir, téléphones érotiques à la minute, à travers l'histoire d'une croqueuse d'hommes qui tombera dans son propre piège.
L'homme de sa vie
J'me marie, j'me marie pas. L'ancien théâtre de Paul Hébert effeuille la marguerite en alignant les rebondissements imprévisibles. Habituée aux relations passagères, la belle Véronique déniche enfin l'homme de sa vie, qu'elle décide d'épouser. Mais le jour du mariage, dans le décor champêtre du lac aux Sangsues, elle se remet en question et décide de renoncer à l'engagement solennel au grand désespoir de son fiancé, mais aussi de l'organisatrice de l'événement et du père du fiancé, Ti-Boutte Desjardins, qui a quitté sa mère pour un homme.
Au milieu du commerce des téléphones érotiques que dirige sa sœur, on assiste à un branle-bas de combat pour tenter de convaincre la fiancée de se raviser. On voit alors « le désir» s'exprimer sous toutes ses formes.
Le jeu convaincant des personnages hautement colorés fait oublier les quelques longueurs du spectacle de 90 minutes, farci de belles trouvailles et animé par des gens de passion.