BEATLES STORY

FAB... uleux!

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Pierre O. Nadeau @

Journal de Québec, Publié le:

La revue musicale Beatles Story séduit à plusieurs égards, principalement par sa qualité d'interprétation et son emballage visuel.

© Karl Tremblay

La revue musicale Beatles Story séduit à plusieurs égards, principalement par sa qualité d'interprétation et son emballage visuel.

Les hommages au Fab Four pullulent depuis 40 ans, mais la revue musicale Beatles Story se démarque. Très avantageusement! FAB. uleux!

La « beatlemanie » a gagné Québec en fin de semaine : d'une part, il y avait une réunion Beatles présentée samedi, dans un bistro du centre-ville; d'autre part, la veille, les nostalgiques ont découvert pour la première fois Beatles Story, une production 100 % québécoise saluée d'une vibrante ovation hautement méritée.

Voilà un spectacle qui détone de tous les autres par la richesse de sa documentation visuelle affichée sur un écran circulaire, la pertinence de ses textes et la justesse de son interprétation vocale et instrumentale.

Norman Di Blasio (John Lennon), Pascal Tirapini (Paul McCartney), Ronald Stutz (George Harrison) et R.D. Harris (Ringo Star) sont encore peu connus. Pourtant, ils roulent leur bosse ensemble depuis déjà une dizaine d'années. Ayant plus de 500 spectacles à leur actif, ils ont perpétué l'œuvre des Beatles au Canada, aux États-Unis et dans les Caraïbes.

Bien rodé

On assiste donc à un spectacle bien rodé, rehaussé d'une mise en scène des plus inventives, qui a nécessité un investissement d'un demi-million de dollars du producteur Marc Gervais, le tout appuyé par le « beatlesologue » Gilles Valiquette.

Tout le riche répertoire y passe, depuis la présence au Ed Sullivan Show jusqu'à l'ère psychédélique et la performance sur le toit des studios Abbey Road, en passant par les concerts au Forum de Montréal et au Shea Stadium.

Ce qui est intéressant, c'est que la partie documentaire nous apprend des choses, comme le fait que Montréal est la seule ville où les Beatles n'ont pas fait salle comble lors de leur tournée de 1964, et cela même si les billets coûtaient 4,50 $ et 5,50 $.

Musicalement, l'illusion frise la perfection; vocalement, presque. Celui qui se démarque le plus par son interprétation vocale est l'émule de Paul McCartney, qui arrive à nous remémorer cette soirée magique de 2008 sur les Plaines.

Le spectacle gâte les oreilles et les yeux avec un remarquable souci du détail et la beauté des images, notamment dans All You Need is Love. Le show est farci de belles trouvailles, comme l'intervention de ce « guide » qui, avec humour, nous accompagne tout au long du fascinant voyage musical.

Je vous dirai que Beatles Story est venue davantage me chercher que le spectacle LOVE du Cirque du Soleil à Las Vegas. Car la réincarnation en direct nous transporte encore davantage dans les entrailles de l'œuvre des Beatles.

Comme la soirée d'hier affichait complet, Beatles Story reviendra une douzaine de fois cet automne, au Théâtre Capitole où, a-t-on appris, la production pourrait éventuellement s'installer en résidence!

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