Chronique

Les dirigeants de zecs veulent plus de pouvoirs

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Julien Cabana @

Journal de Québec, Publié le:

Les dirigeants de zecs veulent plus de pouvoirs
Les gestionnaires de Zones d'exploitation contrôlées du Québec(Zecs) sont à négocier présentement avec les responsables de Faune Québec pour avoir plus de pouvoirs dans leur travail, notamment dans le cas de la chasse de l'orignal qui cause des maux de tête à bien des dirigeants de ces territoires très fréquentés.

«Le problème c'est que surtout en période de chasse de l'orignal, ce ne sont plus les gestionnaires qui mènent mais bien les chasseurs, d'expliquer le directeur-général de Zecs Québec Jean-Claude D'Amours. Nous sommes actuellement en discussions avec les dirigeants de Faune Québec qui sont bien au fait du problème. Comme le gouvernement ne veut pas d'une réforme en profondeur de la Loi sur le conservation et la mise en valeur de la faune, il faut que nous trouvions une place pour nous raccrocher.»

Pour démontrer le problèmes qu'ils vivent, les dirigeants de zecs ont expliqué ce qu'ils vivent aux responsables gouvernementaux.«Lors du congrès de Gatineau en 2007, nous avons fait reconnaître le problème non pas par les dirigeants de notre organisation mais bien à partir de témoignages de gestionnaires qui sont venus présenter leur point de vue aux gens de Faune Québec. Ces derniers ont bien compris l'ampleur du problème.

«Honnêtement, ils essaient bien de trouver une solution sauf que la loi avec laquelle nous travaillons a été faites il y a 30 ans. Vous comprendrez qu'il n'est donc pas facile de l'ajuster avec les réalités d'aujourd'hui. Nous ne voulons pas voir un moule unique pour l'ensemble des zecs parce que chacune d'elle a ses particularités. Nos gens ont besoin d'outils pour travailler adéquatement et solutionner leurs problèmes. Présentement, tout ce que peuvent faire les dirigeants de zecs, c'est d'enregistrer les chasseurs qui se présentent. Pour le contrôle du territoire, ils ne peuvent rien faire.»

Une culture à changer

Présentement, même si au nom de l'accessibilité universelle ils n'ont pas le droit de le faire, la majorité des chasseurs qui sont sur le territoire des zecs, prennent le contrôle et s'approprient en exclusivité des sites de chasse comme ils le veulent. Ils peuvent les aménager comme ils l'entendent, sans aucun problème parce que les dirigeants n'ont pas de pouvoir.

«Nos gens sont conscients que les gens qui agissent ainsi, ne devraient pas le faire parce que le territoire est pour tout le monde. Dans les faits, ce qu'ils demandent, c'est de pouvoir gérer la pratique de l'activité. Présentement, les agents de protection de la faune ne peuvent pas donner de constats d'infraction sur une plainte parce qu'il n'y a pas d'assises légales pour les appuyer. Nous voulons que les dirigeants puissent légiférer sur les caches par exemple à savoir leur nombre, la façon dont elles sont faites, éviter d'avoir de véritables chalets sur piliers. Ils veulent aussi contrôler l'affichage et ce qui est inscrit sur les panneaux. Les affiches pourraient même être fournies par la zec. Nous avons besoin de ce contrôle si on veut assurer aux chasseurs qui veulent pratiquer leur activité sur un zec, de pouvoir le faire. Présentement, aussitôt qu'un nouveau territoire est créé, ce sont les chasseurs en place qui en prennent possession au lieu de laisser la chance à de nouveaux arrivants.»

Lors du prochain de Zecs Québec qui se déroulera à Saint-Georges de Beauce les 24-25 et 26 avril prochains, nul doute que le sujet sera à l'ordre du jour. Les dirigeants espèrent pourvoir annoncer de bonnes nouvelles aux participants(es).

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