Le sujet fait couler de l'encre et fait la manchette depuis plusieurs mois. Simplement parce que le sujet touche le sport national et l'argent des contribuables québécois. Pourquoi ne pas faire du dossier de l'amphithéâtre un modèle de gestion?
C'est un dossier complexe en soit, mais c'est quand même un projet de société. En tant que contribuables, nous devrons tous payer notre part pour cette infrastructure qui servira à toute la population de l'Est de la province.
La construction d'un amphithéâtre financé par des fonds publics comporte le fait qu'il sera surveillé de près par les détracteurs du projet, les médias et la population en général.
Pourquoi ne pas faire de ce projet une référence pour les futurs projets de société?
Historiquement, ce genre de projet comporte son lot d'insatisfaction générale, de dépassement de coût exorbitant et de non-respect des échéanciers.
On a qu'à penser à certains projets en particulier et selon la Ligue des contribuables du Québec : le CHUM (près de 3 milliards), la réfection de l'échangeur Turcot (1,5 milliard), l'autoroute 175 (389 millions), la modernisation du système informatique d'Hydro-Québec pour le service à la clientèle (204 millions), construction des centres d'entretien pour trains de banlieue de l'Agence métropolitaine de transport à Montréal (187 millions), salle de concert de l'OSM (162 millions) et la liste continue...
La rigueur sera donc de mise pour la construction de l'amphithéâtre de Québec. Probablement plus que tous les autres, simplement parce que c'est un dossier qui touche l'émotivité et qu'il fait jaser alors que le ruban n'est toujours pas coupé.
Régis Labeaume a voulu faire de ce dossier sa priorité au cours de la dernière élection municipale à Québec. La population lui a fait confiance, il est maintenant temps de livrer!
Le respect de l'échéancier et des coûts des travaux seront sans doute deux critères observés de près par tous et chacun.
J'entends des gens négatifs se plaindre et anticiper une mauvaise gestion. Pourquoi ne pas leur prouver le contraire? La balle est dans le camp de la Ville maintenant.
Pourquoi ne pas faire du projet du nouvel amphithéâtre de Québec un modèle de gestion publique à tous les niveaux?
Denis de Belleval, le menacé...
Jeudi, Denis de Belleval réagissait aux propos de Régis Labeaume alors que ce dernier avait déclaré la veille que « certains devront payer » si le projet du retour d'une équipe à Québec devait échouer.
L'ex-directeur général de la Ville de Québec a dit qu'il considérait ces propos comme une menace à son endroit et qu'il avait avisé l'avocat qui représente la Ville que ces propos étaient « très graves ».
M. de Belleval, mettez le chapeau s'il vous fait! Cet été, je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de vous rencontrer sur les trottoirs de la ville, car j'aurais probablement fait le même genre de remarque que vous!
Ne menacez-vous pas vous-même de faire avorter un projet collectif ?
S'il y a des gens qui vont payer, si jamais le projet du retour d'une équipe de la LNH devait échouer, c'est bien ceux qui sont en faveur du dossier. Il se trouve que ces gens sont majoritaires au sein de la population et j'en fais partie.
Alors, quand vous dites que vous vous sentez menacé, vous n'êtes pas seul!