Politique Fédérale

Le caucus conservateur à la défense de son chef

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Karine Gagnon @

Journal de Québec, Publié le:

Le conservateur Steven Blaney

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Le conservateur Steven Blaney

Rétorquant qu'il ne faut pas s'enfarger dans les épithètes, les députés et ministres du caucus conservateur du Québec se sont portés hier à la défense de leur chef Stephen Harper, qui a évoqué les socialistes et les séparatistes dans une vidéo filmée à son insu.

«Je pense qu'on est matures et est-ce qu'on peut employer un langage coloré en politique: oui absolument, c'est important de communiquer notre message et c'est ce qu'on va faire au cours des prochaines semaines», a répliqué Steven Blaney, président du caucus conservateur qui s'est réuni en prévision de la rentrée parlementaire.

Estimant qu«'il ne faut pas s'enfarger dans les épithètes, M. Blaney croit que ça ne fera pas s'écrouler les murs de la bâtisse si on utilise des mots comme socialistes ou gauchistes. Nous on se fait bien traiter de qualificatifs de droite, a laissé tomber le député de Lévis-Bellechasse, référant au passé de marxiste-léniniste de Gilles Duceppe, chef du Bloc, l'accusant d'avoir utilisé des «qualificatifs totalement irrespectueux, inacceptables et vraiment dégoûtants» à l'égard de M. Harper lors de la dernière campagne électorale.

Le lieutenant politique de M. Harper au Québec, Christian Paradis a affirmé qu'il ne souhaitait pas parler d'élections et «que c'est frustrant de voir l'opposition jouer à différents jeux comme ça», les libéraux s'étant retrouvés en possession du dit enregistrement (voir autre texte).

Campagne sans élection

Se sentant «en campagne sans élection», M. Blaney s'est par ailleurs dit peu ébranlé par un sondage interne dont faisait état le Devoir hier, et qui le place en danger dans son comté advenant des élections, ainsi que cinq autres collègues (Sylvie Boucher, Daniel Petit, Denis Lebel, Lawrence Cannon et Jacques Gourde). Il a remis en cause l'existence même de ce sondage, «que personne ici n'a vu», a-t-il prétendu.

La ministre Josée Verner a répliqué «qu'on nous a mis souvent hors circuit au Québec, alors j'ai pris comme bonne habitude de ne pas me fier aux sondages.» Quant à Mme Boucher, elle affirme n'avoir fait que du terrain tout l'été, et ne pas avoir senti cette menace. «Les gens savent comment on a travaillé et qu'il n'y a jamais eu autant d'investissements dans la région de Québec», dit-elle.

M. Blaney a voulu adresser quelques mots au chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, se demandant «ce qu'il attend pour travailler avec nous, nous tendre la main pour travailler sur des projets, sur les crimes économiques, mettre en oeuvre un plan d'action, et continuer à vouloir implanter un cadre réglementaire sur les changements climatiques.

Appui au Colisée

Mme Verner a par ailleurs fait savoir que tous les élus conservateurs du Québec avaient décidé d'appuyer le projet de nouveau colisée à Québec. La bâtisse et non la venue d'une équipe d'une équipe de sport professionnel, a-t-elle précisé, ajoutant qu'elle encourageait Mario Bédard à continuer son projet. Avant de s'avancer davantage sur la nature de cet appui, Mme Verner a indiqué que M. Bédard souhaitait d'abord vendre 5000 sièges -il en a 1800- et qu'elle devrait voir les états financiers.

Sauver la Rothmans

Le caucus conservateur du Québec demande aux sénateurs canadiens d'effectuer une modification à la loi sur les cigarillos (C-32) «en gardant l'idée générale de la loi intacte mais en modifiant un certain paragraphe qui pourrait sauver beaucoup d'emplois ici dans la région de Québec et un peu partout au Canada», a indiqué hier Sylvie Boucher, députée de Beauport-Limoilou.

Le gouvernement Harper entend modifier certaines dispositions de cette loi, notamment pour interdire le tabac aromatisé aux fruits ou au bonbon, qui incite les jeunes à fumer, selon les autorités. Ces intentions ont provoqué l'ire des 300 employés de la Rothmans à Québec, ceux-ci estimant que l'usine pourrait ainsi fermer ses portes. «On est tout à fait en faveur de protéger les jeunes et on veut conserver l'esprit du projet de loi, mais enlever certains irritants qui nuisent par exemple à l'exportation de tabac américain et qui pénalisent les emplois», a précisé Steven Blaney, président du caucus.

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