Plus effacé que son prédécesseur, le nouveau lieutenant politique du chef libéral au Québec, Marc Garneau, a la ferme intention d'être plus visible au cours des prochains mois, afin de relever « le gros mandat » que lui a confié Michael Ignatieff.
« Mais je viens juste de commencer, s'est défendu hier M. Garneau, visiblement irrité de la comparaison avec Denis Coderre. C'est sûr que M. Coderre, sur la scène politique depuis 20 ans, est bien connu; moi, je suis connu dans une différente sphère, mais la réalité, c'est que depuis que j'ai pris mes responsabilités, j'ai commencé à me rendre plus visible. C'est important pour moi d'être visible et je vais l'être. J'ai déjà des engagements au Québec en ce sens. »
Premier astronaute canadien à aller dans l'espace, M. Garneau a fait le saut en politique en 2005. Pour son mandat de lieutenant, il mise sur sa crédibilité et sur ses connaissances par rapport à l'économie du savoir et aux nouvelles technologies. « J'ai la réputation d'être une personne honnête, ouverte, et c'est quelque chose que les Québécois veulent (...) C'est la troisième fois que je viens à Québec dans les trois derniers mois », dit-il, estimant s'être vu confier « un gros mandat (...). En même temps, je crois que les Québécois sont réceptifs, ils sont prêts à se détourner de l'option Bloc et à voter un peu plus stratégiquement. »
Communiquer davantage
Certes, M. Garneau constate que les Québécois ont choisi de se tourner plutôt vers les conservateurs lors des récentes élections partielles dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, où Bernard Généreux a arraché la circonscription au Bloc québécois.
« On peut quand même en dégager une leçon importante : les Québécois veulent voter pour un parti qui aura un représentant qui peut faire quelque chose pour eux éventuellement, et ce sont les conservateurs et les libéraux. On va espérer qu'on changera la donne et que ce sera du côté libéral. »
Les Québécois, selon le député, sont prêts à écouter les libéraux, mais ils veulent savoir davantage ce que ces derniers feront. « Il faut communiquer nos engagements un petit peu plus (...) On doit mériter leur confiance. »
M. Garneau a passé la journée à Québec hier, où il a notamment rencontré des entreprises de recherche dans le secteur forestier, dans le parc technologique.