Les partis de l'opposition pressent le gouvernement Harper d'agir pour renverser la vapeur et sauver les 800 emplois menacés par la décision de la pétrolière Shell de transformer sa raffinerie de Montréal-Est en centre de distribution.
Lors de la période des questions aux Communes lundi, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Christian Paradis, a indiqué que son gouvernement continuera de «suivre la situation de très près».
«On a toujours soutenu les efforts du syndicat dans ce dossier-là. C'est triste de voir, justement, cette nouvelle-là, mais on comprend qu'il y a du travail qui continue. On va suivre la situation de près», a-t-il déclaré.
Le Bloc québécois a pour sa part accusé le gouvernement Harper de laxisme dans le dossier et d'accorder plus d'importance aux projets pétroliers lorsqu'ils sont dans l'Ouest du pays.
«Quand c'est le temps de défendre les intérêts des sables bitumineux de l'Ouest, le premier ministre est plus déterminé qu'il ne semble l'être pour aider les travailleurs de l'est de Montréal», a insinué la députée bloquiste porte-parole en matière de Ressources naturelles, Paule Brunelle.
Le NPD a pour sa part invité le fédéral à «mener» le dossier plutôt qu'à le «suivre».
«Est-ce qu'au lieu de suivre les lobbyistes de Shell, il pourrait commencer à prendre le « lead » dans cet important dossier?», a questionné aux Communes le chef adjoint du NPD et député d'Outremont, Thomas Mulcair.
Le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, entend surveiller de près les démarches que prendra le ministre Paradis dans ce dossier pour sauver les emplois.
«Il n'est pas question que Shell soit un «parking» à gaz à Montréal. On a une industrie prétrochimique», a-t-il déclaré.