La conseillère sortante et candidate indépendante du district Vieux-Québec−Montcalm, Anne Guérette, souhaite que Québec fasse du développement résidentiel abordable une priorité pour le centre-ville, un moyen essentiel pour garder ce dernier vivant, estime-t-elle.
« Si on veut garder un centre-ville vivant, ça nous prend des jeunes et des familles et des enfants », a lancé Mme Guérette, hier à la place D'Youville, à l'occasion d'une activité familiale qu'elle avait organisée dans le cadre de sa campagne. « Tout ce qu'on fait en ce moment, ce sont des condos à 400 000 $ et plus. Donc, on attire beaucoup de gens à la retraite. Je n'ai rien contre ça, mais ces gens vont vieillir. Est-ce qu'on va devenir un centre-ville spécialisé seulement pour les personnes âgées? »
Rappelant que le comité de citoyens du Vieux-Québec a manifesté comme priorité de préserver la vocation résidentielle et la qualité de l'habitation dans son plan directeur rendu public en juin 2008, Mme Guérette a insisté sur l'importance de trouver des moyens « créatifs » pour y arriver.
Donnant en exemple la rue Saint-Jean à l'intérieur des murs, où « plusieurs commerces » gardent vides les logements au-dessus de leurs locaux, cette dernière propose qu'on fasse comme certaines villes en Europe et qu'on adopte une taxe sur l'inoccupation afin de pousser ces derniers à les rendre accessibles.
Mme Guérette a aussi proposé que la Ville de Québec devienne promoteur immobilier « à ses heures » afin d'offrir des logements plus abordables dans le secteur. « La Ville pourrait acheter des terrains qu'elle juge stratégiques, y faire construire des habitations pour les familles et les vendre à des prix plus abordables », a-t-elle suggéré.