Conseil municipal
Rapaille sème la pagaille
© Simon Clark
«C'est différent, c'est innovateur, nous on voulait lui, on voulait innover, c'est aussi simple que ça, a lancé le maire Labeaume, après avoir présenté de nouveau le parcours de M. Rapaille, un homme riche qui gagne autant qu'un joueur de hockey, quel malheur, a-t-il ironisé, mais aussi un homme illustre et compétent «qui a déjà conseillé plusieurs candidats dans la présidence aux États-Unis», a souligné M. Labeaume.
À la veille de la première visite de M. Rapaille à Québec, dont il doit concocter la nouvelle image, le maire a mentionné «qu'on est très fier de mettre la main sur ce gars-là pour travailler 12 semaines pour nous et je peux vous dire qu'il y a des gens plus ouverts qu'ici», a-t-il lancé à l'intention des conseillers indépendants Yvon Bussières et Anne Guérette.
Démagogie
Voulant en savoir davantage sur la teneur du contrat attribué à M. Rapaille et sur le contenu du rapport qu'il doit produire, Mme Guérette s'est fait répondre par le maire que «savez-vous, on paie justement pour ça, c'est une tabarouette de bonne question, on va le savoir d'ici la mi-avril. Je ne vous donnerai pas un cours de marketing», a lancé le maire Labeaume.
Taxée de faire de la démagogie par le maire, qui a aussitôt retiré ses paroles, Mme Guérette a répliqué que «si j'ai des questions, plein de citoyens doivent avoir des questions.» Applaudie par des gens présents dans la salle, elle a ajouté «qu'elle a été élue pour ça, poser des questions, que c'est normal que les citoyens sachent. Je ne sais pas qui fait de la démagogie ici, mais je ne pense vraiment pas que ce soit moi.»
Agence pee-wee
M. Bussières a pour sa part questionné les termes du contrat d'un maximum de 300 000 $, selon ce qu'affirment le maire et son équipe, et qui sera divisé entre quatre partenaires dont la Ville. Il aurait souhaité que le tout soit discuté lors du conseil et non pas lors des réunions du comité exécutif.
Le maire a répliqué que le prix était raisonnable, à moins de faire affaire avec une agence «de pee-wee» et que «si j'étais capable de trouver 10 partenaires, et de diviser la facture, je serais bien content.»
M. Rapaille, dont le bureau est à New York, arrive à Québec mardi matin pour une première visite. Il prévoit revenir à plusieurs reprises jusqu'en mars et rencontrera notamment un groupe témoin de 350 citoyens de Québec qui seront chargés de le mettre au défi.
karine.gagnon@journaldequebec.com