Construction dans le secteur des bassins versants

Une entente, mais toujours pas de règlement

Dominique Hardy

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Le conseiller à la ville de Québec François Picard, et le préfet de la MRC de La Jacques-Cartier, Jacques Marcotte, sont satisfaits de la résolution adoptée, lundi, mais le travail de négociation se poursuit d'ici le mois de septembre pour en ar...

© Jean-Francois Desgagnes

Le conseiller à la ville de Québec François Picard, et le préfet de la MRC de La Jacques-Cartier, Jacques Marcotte, sont satisfaits de la résolution adoptée, lundi, mais le travail de négociation se poursuit d'ici le mois de septembre pour en arriver à une entente concernant l'installation de fosses septiques sur le territoire des bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency.

Environ 70 citoyens de la MRC de La Jacques-Cartier pourront aller de l'avant avec leur projet de construction, cet été, en attendant que les élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) trouvent un terrain d'entente concernant l'installation de fosses septiques sur ce territoire d'ici le mois de septembre.

La résolution adoptée, lundi, en l'absence du maire Régis Labeaume, interdit tout projet de construction sur les rues non desservies par des réseaux d'égouts sanitaire, d'ici le début du mois de septembre. Près de 70 propriétaires de terrain, qui sont situés sur des rues déjà construites à plus de 75 %, ont toutefois été exclus de cette entente, car ils auraient subi un préjudice financier s'ils n'avaient pu poursuivre la construction de leur maison.

Négociations ardues

Les élus de la CMQ ont encore beaucoup de travail à faire avant d'en arriver à une entente à propos des fosses septiques. La Ville de Québec maintient sa position concernant son idée de les bannir en amont de sa prise d'eau et les municipalités de la MRC de La Jacques-Cartier estiment qu'il est trop onéreux d'implanter des réseaux d'égouts.

« Les fosses septiques ne sont plus les puisards d'autrefois », a indiqué le préfet de la MRC de La Jacques-Cartier, Jacques Marcotte. « Nous sommes persuadés que nous pouvons encore en installer. »

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, responsable des dossiers environnementaux, François Picard, estime que les élus doivent changer leurs façons de faire en matière d'eaux usées. « On a plein de cas patents où des fosses septiques ne sont pas conformes et il y a écoulement dans la nappe phréatique. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable et il faut trouver des solutions à ce problème. »

Il a refusé d'admettre que si la Ville de Québec n'avait pas mis d'eau dans son vin concernant cette résolution, elle aurait été rejetée par les élus de la CMQ.

Le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu, est satisfait de la résolution, mais il sait que la partie est loin d'être jouée dans ce dossier. « À long terme, il reste énormément de travail de négociation. Pour nous, il est évident que nous devons faire comprendre à la CMQ que les fosses septiques ne sont pas un cancer généralisé. »

dominique.hardy@journaldequebec.com

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