Partielles dans Rivière-du-Loup
Une conférence dérangeante
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Paul Crête a droit à des dépenses totalisant environ 60 000 $ alors que la Conférence du PQ coûtera autour de 70 000 $.
Selon le premier ministre Jean Charest, le PQ se fout des règles du Directeur général des élections comme il se «fout de la population de Rivière-du-Loup» mais devra tout de même rendre des comptes.
«C'est clairement contre les règles», a lancé M. Charest.
En marge d'une conférence de presse sur la mobilité de la main-d'œuvre, il a soutenu que le PQ ne pouvait s'empêcher de se chicaner avec tout le monde.
«La chicane fait tellement partie de la culture du PQ, a-t-il dit, qu'ils ne peuvent même pas s'empêcher de se chicaner avec le DGE comme avec tout le monde».
«L'enjeu numéro Un du candidat du PQ, c'est une chicane avec le DGE. Sa priorité, ce n'est pas l'économie ou la population de Rivière-du-Loup, sa première priorité, c'est la souverainté», a ajouté M. Charest, visiblement inspiré.
Selon lui, personne au Québec est dupe de la manœuvre des péquistes : la Conférence des présidents du PQ, qui devait avoir lieu à Drummondville, a été déplacée à Rivière-du-Loup, en pleine campagne électorale, pour soutenir le retraité du Bloc, Paul Crête.
«Ces dépenses-là, il faut qu'elles soient compter», a insisté M. Charest.
Le PLQ a déjà logé une plainte auprès du DGE mais le PQ estime pouvoir interpréter la loi de manière à exclure la facture de la Conférence des présidents.
Paul Crête a droit à des dépenses totalisant environ 60 000 $ alors que l'événement prévu par le PQ coûtera, à lui, seul, autour de 70 000 $.
«Ce que ça dit, c'est que le PQ se fout des règles», en a déduit M. Charest qui ne laissera pas Pauline Marois s'en tirer aussi facilement.