ADQ

Taillon, chef et directeur

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Michel Hébert @

Journal de Québec, Publié le:

Gilles Taillon a présenté François Bonnardel comme chef parlementaire.

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Gilles Taillon a présenté François Bonnardel comme chef parlementaire.

Les couteaux volent bas à l'ADQ où le nouveau chef, Gilles Taillon, veut s'imposer aussi au poste de directeur général afin d'obtenir un salaire du parti.

Ce scénario a été présenté à une poignée de membres influents et au personnel du siège social de l'ADQ à Montréal, mardi. L'actuel directeur général, Jean L'Écuyer, dont le mandat finit dimanche, deviendra « adjoint » de Gilles Taillon, a aussi appris le Journal.

Avare de commentaires sur ce sujet, M. Taillon présentera lui-même cette proposition à l'exécutif le 18 novembre. Elle tient compte, dit-il lui-même, des « circonstances et de la situation financière du parti ».

« Ce n'est pas à moi à faire les annonces », a répondu M. L'Écuyer au Journal, hier.

En fait, selon nos sources, Gilles Taillon veut un salaire annuel de 50 000 $, comme Mario Dumont.

« Imaginez! Chef et dégé! Omar Bongo serait très à l'aise à l'ADQ », nous a déclaré un adéquiste incrédule.

Deux semaines après le vote dramatique des militants adéquistes, Gilles Taillon a redistribué les responsabilités au caucus adéquiste, sans le moindre remord envers le député de La Peltrie, Éric Caire, qui a vu hier le poste de chef parlementaire lui échapper au profit de François Bonnardel. La députée Sylvie Roy en a été soulagée, et rétrogradée à celui de leader parlementaire, forçant du coup le limogeage de Marc Picard, un proche d'Éric Caire.

Le plus cocasse, c'est qu'en l'absence du premier ministre Jean Charest, en mission au Nouveau-Brunswick ce matin, le député Bonnardel devra adresser ses toutes premières questions à son amie de cœur, la vice-première ministre Nathalie Normandeau.

M. Taillon dit que cette situation ne pose pas de problème de crédibilité à l'ADQ et que les députés adéquistes n'y accordent aucune importance.

Le nouveau chef de l'ADQ a fermement rejeté la « cogestion » proposée par son adversaire à la direction du parti et maintenu Éric Caire, introuvable hier, au poste plutôt terne de porte-parole en santé.

« La cogestion, c'est inacceptable. J'ai été élu chef, c'est moi qui ai obtenu 50 % plus un, et j'agis, à partir d'aujourd'hui, comme chef », a expliqué M. Taillon.

Autre sujet de tension, la controverse dans laquelle est plongée la députée Sylvie Roy, qui a faussement prétendu que trois ministres du cabinet Charest étaient allés sur le bateau de Tony Accurso. Mise en demeure par la ministre des Transports, Julie Boulet, Mme Roy est aussi visée par une motion de blâme des libéraux pour abus d'immunité parlementaire.

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