À 38 jours de l'échéance des contrats de travail dans le secteur public au Québec, le front commun syndical exige un nouveau coup de barre pour arriver à un règlement d'ici le 31 mars prochain.
«Exit les épouvantails, c'est fini les ultimatums», a lancé la présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau, lundi matin, tout juste avant la tenue d'une manifestation générale devant l'Assemblée nationale à Québec.
Le front commun réclame un coup de barre pour débloquer les négociations avec le gouvernement du Québec.
Mme Carbonneau, avec le président de la FTQ, M. Michel Arsenault et la présidente du SCFP, Mme Lucie Martineau, ont déploré la présence de certains "irritants" dans les pourparlers, notamment au sujet des conditions de travail en général.
"Il y a des obstacles à lever", a dit Mme Martineau. "On n'est plus à l'ère de la sacoche", a rajouté Claudette Carbonneau.
Sectoriels
Les officiers syndicaux ont indiqué que les discussions accrochent surtout du côté des tables sectorielles, soit au niveau des conditions de travail en général des employés de l'État mais que le ton demeure cordial au sujet des échelles salariales.
"Ce n'est pas vrai qu'on va se contenter strictement des salariales", a mentionné Mme Carbonneau, précisant que le gouvernement semble vouloir des concessions notamment sur les régimes d'assurances , les congés de maladie et sur certains autres avantages.
Récupération
Pour M. Michel Arsenault, de la FTQ, "les demandes de récupération sur le décret sont inacceptables", rappelant que les conditions de travail actuelles ont été imposées aux employés par décret.
D'ailleurs, selon lui, l'acceptation des propositions salariales actuelles du gouvernement signifie un recul de 8,5% du pouvoir d'achat des employés du secteur public.