- La Ligue des contribuables

À mille lieues d'une entente

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Annie St-Pierre @

Journal de Québec, Publié le:

Claire Joly

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Claire Joly

Le gouvernement et ses 475 000 employés sont aux antipodes dans leurs négociations pour leur nouveau contrat de travail. La Ligue des contribuables du Québec considère qu'ils sont à milles lieues d'une entente. La directrice générale, Claire Joly, juge que les demandes syndicales sont irréalistes.

Q : Les syndicats de la fonction publique ont manifesté, à Québec, pour protester à certaines demandes du gouvernement. Est-ce opportun?

R : « Les fonctionnaires sont aussi des contribuables. Ils sont appelés à faire leur effort, il faut être conscient de ça. Mais je pense que les leaders syndicaux, les grandes centrales syndicales sont irréalistes. Nous n'avons pas les moyens de nous payer de telles augmentations de salaire. On dirait qu'ils sont sur une autre planète. »

Q : Le gouvernement propose des hausses de salaire de 7 % sur cinq ans alors que les syndicats demandent 11,25 % pour les trois prochaines années. Comment pourront-ils arriver à une entente?

R : « Les offres du gouvernement nous apparaissent raisonnables. Le gouvernement semble avoir été juste. Il faudrait maintenant comparer avec les employés syndiqués du secteur privé. Plusieurs ont été appelés à faire des concessions dans les entreprises privées, précisément sur leur horaire de travail, afin de contrer la crise économique. »

Q: Le ministre des Finances, Raymond Bachand, continue d'envisager des hausses de tarifs, principalement pour Hydro-Québec, ainsi que des augmentations de la TVQ pour redresser la situation des finances publiques. Qu'en pense la Ligue des contribuables du Québec?

R : « On ne veut pas en entendre parler tant que le gouvernement n'aura pas fait son propre ménage dans les subventions, les primes et les autres gaspillages. Ce n'est pas parce qu'on est contre le principe des tarifs, mais il y a des efforts à faire d'abord. »

Q : La ligue est-elle prête à accepter certaines hausses tarifaires?

R : « On paie déjà nos tarifs publics avec le versement de nos impôts. Si le gouvernement veut augmenter certains tarifs, il devra conserver le même fardeau pour les contribuables. Par exemple, si on veut mettre le péage sur les autoroutes, alors qu'on réduise la taxe sur l'essence. L'important est de ne pas payer deux fois pour le même service. »

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