Calendrier scolaire

La ministre fait volte-face

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Geneviève Lajoie @

Journal de Québec, Publié le:

Noël, Pâques et l'Action de grâce demeureront finalement au calendrier scolaire des élèves du Québec puisque la ministre Michelle Courchesne a fait volte-face avec son projet de règlement.

Le 3 février dernier, la ministre de l'Éducation avait déposé un projet de règlement qui ouvrait la porte à l'enseignement la fin de semaine et les jours fériés, de manière à régulariser la situation des six écoles privées juives orthodoxes illégales. Cette proposition avait été très mal accueillie par les différents acteurs du réseau qui dénonçaient des changements majeurs au régime pédagogique pour accommoder quelques écoles confessionnelles.

La ministre Courchesne a fait un compromis, acceptant que les jours fériés soient bel et bien inscrits dans le calendrier scolaire, tout en permettant parallèlement qu'avec l'autorisation des parents, que des services éducatifs soient dispensés les samedis et dimanches, ce qui lui permet tout de même de régulariser la situation des écoles privées juives.

« Si ça peut être rassurant pour tous, pour les parents, pour les enseignants et pour les gens de l'éducation, on va réintroduire la visibilité de l'énumération des jours fériés », a assuré la ministre mardi.

Elle a toutefois ajouté que ces changements au projet de règlement n'altèrent en rien les ententes qui ont été signées avec les écoles juives. « Ces ententes-là demandent et exigent que ces écoles, pour qu'elles soient légales, respectent le régime pédagogique. Alors, dans ce que je viens de vous énoncer, ça ne modifie ou n'altère en rien les ententes qui ont été signées et ça permet à ces écoles de respecter le règlement et de respecter le régime pédagogique », a-t-elle insisté.

Décision applaudie

À la Fédération des commission scolaires, on applaudit le compromis qu'a fait le gouvernement dans ce dossier. En entretien au Journal, la présidente, Josée Bouchard, s'est dite très satisfaite et heureuse des changements orchestrés par la ministre de l'Éducation, qui a visiblement entendu les préoccupations des gens du réseau, mais également celles de la population.

Discours semblable du côté de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement qui accueille favorablement la nouvelle proposition de Mme Courchesne. Un bémol toutefois concernant le fait que le gouvernement décide de maintenir les 720 heures au primaire et au premier cycle du secondaire et les 648 heures au deuxième cycle du secondaire consacrées à l'enseignement des matières obligatoires, indique au Journal la présidente, Chantal Longpré.

« On est un peu déçu parce que le régime actuel nous convenait », ce qui obligera les établissements à demander des dérogations si les heures consacrées à l'enseignement des matières obligatoires sont en deçà de ces chiffres, une mesure bureaucratique additionnelle aux yeux de Mme Longpré.

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