Bonnardel se rase le coco
Jeudi, l'adéquiste François Bonnardel a reçu une ovation debout de la part de tous les députés après s'être rasé le coco dans le cadre du Défi têtes rasées Leucan. « Je sacrifierai ma chevelure en signe de solidarité envers les enfants atteints de cancer », a mentionné le représentant de Shefford. Ce dernier a d'ailleurs quadruplé son objectif de 1 000 dollars en atteignant 4 172 dollars de dons et de promesses de dons. Sans surprise, le chef adéquiste, Gérard Deltell, a été le plus généreux en offrant 251 $ très exactement. « C'est un dollar de plus que Jean Lapierre », a-t-on blagué du côté de l'ADQ. Pour les curieux, sachez que la vice-première ministre Nathalie Normandeau a promis 100 $ pour soutenir le combat de son conjoint. C'est bien la première fois qu'une libérale finance ainsi un adéquiste notoire!
Quand Arthur « transporte » des souverainistes
La semaine dernière, un conseiller politique péquiste s'est retrouvé, à son grand malheur, dans un car conduit par le député fédéral − et très fédéraliste − André Arthur. « Dans le bus pour Alma. André Arthur est le chauffeur. Si je lui dis ce que je fais dans la vie, va-t-il me débarquer à l'Étape? », s'est inquiété le jeune homme sur son fil Twitter.
Les péquistes
s'aiment d'amour!
L'ancien député péquiste de Mercier, Daniel Turp, a gardé toute une réputation même s'il ne siège plus à l'Assemblée nationale. Ce juriste était particulièrement connu pour ses longues tirades. Au grand désespoir de ses collègues, il réclamait souvent de changer certains mots par. leurs synonymes à l'occasion de discussions interminables des projets de loi. Du coup, le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard, a promis ceci à son vis-à-vis libéral Jacques Dupuis : « Je ne ferais pas mon Daniel Turp », lui a-t-il assuré, mardi, pendant la discussion du projet de loi 48 sur l'éthique. Entre péquistes, c'est visiblement toujours l'amour fou.
Mamelonet le poète
Dans la grande famille libérale, Germain Chevarie, député des Îles-de-la-Madeleine, n'est pas le seul à posséder des talents de poète. Son homologue de Gaspé, Georges Mamelonet, a eu ces bons mots pour parler de son coin de pays. « Un voyage vers la mer, vers l'horizon et vers les sourires accueillants des Gaspésiens. Une Gaspésie vous attend cet été qui porte sa beauté enrubannée de ses sentiers et chemins qui guident les randonneurs au hasard des plaisirs des sens, qui affiche ses églises aux plurielles comme de riches bijoux et qui sait se vêtir de ses plus belles lumières comme drapés chatoyants pour séduire et retenir l'agrégat. » Même si un dictionnaire est nécessaire pour déchiffrer le sens de certains mots, avouez que c'est de toute beauté.
Une orgie de pétitions
Jeudi, les députés péquistes ont visiblement choisi de vider leurs tiroirs pour y retrouver plein de pétitions à déposer rapidement en Chambre. Cette orgie de pétitions a même retardé la période des questions d'une bonne trentaine de minutes. On a eu droit à des documents dans lesquels les citoyens réclamaient, tour à tour, au gouvernement de protéger « la richesse écologique du secteur (la MRC de Mirabel) par la présence de nombreuses espèces de grenouilles, de rainettes, de castors, de canards, de castors, d'oiseaux migrateurs et même de hérons », de profiter « des travaux de rehaussement de la digue pour corriger les courbes du chemin du Quai à la hauteur de la Coulée-Gagnon (au lac Kénogami) » et de mettre en place « des auditions publiques sur l'inversion du flux dans l'oléoduc Montréal-Portland ».
Ce que la caméra ne capte pas
Les règles de télédiffusion des débats à l'Assemblée nationale sont très strictes. La caméra doit se contenter de montrer le visage du (ou de la) député(e) qui a la parole. Grâce à leurs appareils intelligents − le iPad a fait une apparition remarquée en Chambre cette semaine −, certains députés croient bon de compléter le tableau et d'ajouter des éléments d'information à ceux qui les suivent sur le réseau Twitter. « Le public ne voit hélas! pas que Jean Charest rit et fait des clins d'œil après ses réponses indignées, au mépris des électeurs », s'est scandalisé le péquiste Yves-François Blanchet. Réplique instantanée du libéral Patrick Huot. « Et le public ne voit pas à quel point Stéphane Bédard manque de respect envers la présidence de l'Assemblée nationale. » Qui a prétendu qu'on dénichait juste des niaiseries sur Twitter?
Deltell tacle Caire et Picard
Interrogé sur l'éventualité de défection d'un de ses (rares) députés, Gérard Deltell a juré que « des rumeurs, il y en a toujours eu, puis il y en aura tout le temps, je le sais. Mais moi, je peux vous dire sur l'honneur que jamais, jamais, jamais, aucun des députés n'a pensé, ou réfléchi, ou évalué, ou quoi que ce soit, à la possibilité de quitter le navire ». Poli, le chef adéquiste a soigneusement évité de rappeler le dicton voulant que ce soient les rats qui quittent le navire en premier. Il a cependant glissé que « si ça avait à être fait (une défection), ça aurait été fait avant. Tant pis pour ceux qui l'ont fait, mais ça démontre des gens qui ont peu d'échine, puis des gens qui n'ont pas (de) colonne vertébrale ».
Alexis, le « fougueux »
Rendant hommage au « fougueux reporter » de TVA, Alexis Deschênes (qui a choisi de passer du journalisme au droit), la ministre de la Culture Christine St-Pierre a eu ces paroles savoureuses, jeudi. « En 2003, une onde de choc secoue la Société Radio-Canada, la salle des nouvelles à Montréal : un grand blond vient de faire son entrée comme reporter surnuméraire. Les jeunes filles sont en émoi, les plus vieilles soupirent, et les gars sont jaloux », a-t-elle glissé. Comme il est impoli de demander son âge à une femme, personne ne s'est attardé à savoir si la ministre faisait partie à l'époque de la catégorie des « jeunes filles en émoi » ou de celle des « plus vieilles (qui) soupirent ».
C'est trop injuste!
Difficile la vie de député indépendant. Cette semaine, seuls deux cameramen se sont déplacés pour recueillir les propos d'Éric Caire et de Marc Picard, qui dressaient leur bilan de session. Ceux qui ont la mémoire (politique) longue se rappelleront sûrement du tonitruant « J'existe, moi aussi » lancé en 1989 par le chef de l'opposition de l'époque, Jacques Parizeau. « Monsieur » s'était senti humilié par le fait qu'aucun journaliste n'ait jugé bon de se déplacer pour assister à un de ses points de presse.
Jean Charest et
les anagrammes
Pour finir en beauté, le Journal a demandé à l'anonyme Anagraman de réarranger les 34 lettres de l'expression « Jean Charest, premier ministre du Québec » pour en extraire de nouveaux sens (cachés?). Après un dur labeur, notre expert propose ces quatre possibilités : « mesquin administrateur, je perce brèche », « précisément charismatique, je berne dru », « jeter peurs, administrer machine Québec » ou encore « prêter jeu à administrer chemins Québec ».
Cette chronique prend congé pour la période estivale.