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Projet de loi sur l'amphithéâtre

L'entente ne sera pas sécurisée avant l'automne

Geneviève Lajoie

Geneviève Lajoie @

Journal de Québec, Publié le:

L'entente ne sera pas sécurisée avant l'automne

© Annie T. Roussel

N'en déplaise au maire Régis Labeaume et à Pierre Karl Péladeau, les mesures visant à sécuriser l'entente de gestion du nouvel amphithéâtre ne seront pas adoptées avant la fin de la session parlementaire, a annoncé mardi Jean Charest.

«On a pas l'intention de faire un bâillon à l'Assemblée nationale là-dessus. On reviendra au mois de septembre pour régler cette question-là», a déclaré le premier ministre, à la sortie du caucus de ses députés.

Puisque le député Amir Khadir a l'intention de faire obstruction à l'introduction des dispositions visant à blinder l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor dans la loi omnibus, le gouvernement n'a d'autres choix que de repousser à l'automne l'adoption de la proposition du maire Labeaume, a insisté M. Charest.

«Nous allons prendre le temps de le faire correctement en septembre, en même nous allons ajuster et adapter» les lois, a renchéri le chef libéral.

Il y a quelques jours, en commission parlementaire sur le projet de loi 204, le maire de Québec et le grand patron de Quebecor ont tour à tour signaler l'urgence de sécuriser le contrat qu'ils ont conclu, qui arrive à échéance le 7 septembre, avant le retour des députés à l'Assemblée nationale. M. Péladeau a même soutenu qu'il n'était pas question d'allonger les délais.

«L'entente de gestion, M. Labeaume et son partenaire détermineront ce qu'ils veulent en faire, mais nous nous allons procéder dans l'ordre et on n'imposera pas un bâillon», a rétorqué le premier ministre.

Obstruction de Khadir

Plus tôt mardi, le Amir Khadir a dit être déterminé à empêcher qu'on sécurise l'entente de gestion du futur amphithéâtre et à utiliser tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins. «On veut empêcher qu'un papillon (amendement) soit introduit pour forcer la note et nous rentrer dans la gorge cette disposition tout à fait inacceptable de rendre légal ce qui est illégal», avait lancé M. Khadir, catégorique.