Amphithéâtre | Loi 204

Le gouvernement Charest recule

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Geneviève Lajoie @

Journal de Québec, Publié le:

Le gouvernement Charest recule et repousse à l'automne l'adoption des mesures visant à sécuriser l'entente de gestion du nouvel amphithéâtre de Québec.

© Stevens Leblanc

Le gouvernement Charest recule et repousse à l'automne l'adoption des mesures visant à sécuriser l'entente de gestion du nouvel amphithéâtre de Québec.

Le gouvernement Charest recule et repousse à l'automne l'adoption des mesures visant à sécuriser l'entente de gestion du nouvel amphithéâtre de Québec.

« On n'a pas l'intention de faire un bâillon à l'Assemblée nationale là-dessus. On reviendra au mois de septembre pour régler cette question-là », a tranché le premier ministre mardi, au terme d'un caucus de la députation libérale plutôt divisée dans ce dossier et après l'éclatement d'une crise au Parti québécois qui a provoqué des démissions en série au cours des dernières heures dans les troupes de Pauline Marois.

Puisque le député Amir Khadir a l'intention de faire obstruction à l'introduction des dispositions visant à blinder l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor dans la loi omnibus, le gouvernement n'a d'autre choix que de repousser à l'automne l'adoption du projet de loi 204, a insisté M. Charest.

« Nous allons prendre le temps de le faire correctement en septembre, en même nous allons ajuster et adapter» les lois, a renchéri le chef libéral.

Il y a quelques jours, en commission parlementaire, le maire de Québec et le grand patron de Quebecor ont tour à tour signalé l'urgence de sécuriser le contrat qu'ils ont conclu, qui arrive à échéance le 7 septembre, avant le retour des députés à l'Assemblée nationale. M. Péladeau a même soutenu qu'il n'était pas question d'outrepasser les délais.

« L'entente de gestion, M. Labeaume et son partenaire détermineront ce qu'ils veulent en faire, mais nous, nous allons procéder dans l'ordre et on n'imposera pas un bâillon », a rétorqué le premier ministre, pressé de questions.

Sentant le besoin d'expliquer davantage la décision de son gouvernement, le ministre Sam Hamad a tenu à s'adresser aux médias en fin d'après-midi. « On ne lancera pas la serviette, on va se battre pour avoir notre colisée à Québec! » a-t-il martelé.

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale a pointé du doigt Amir Khadir : « Il a fait un abus de pouvoir. »

Selon lui, le fait de repousser à l'automne l'adoption des dispositions pour sécuriser l'entente de gestion du futur amphithéâtre ne compromet pas l'objectif de ramener une équipe de hockey de la LNH à Québec. « Je ne pense pas, je ne le souhaite pas », s'est-il défendu.

Obstruction de Khadir

Plus tôt hier, Amir Khadir avait annoncé qu'il était déterminé à empêcher qu'on sécurise l'entente de gestion du futur amphithéâtre et à utiliser tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins.

À l'entrée de la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi omnibus, la voie que priorisait jusque-là le gouvernement pour contourner le veto des indépendants, le député de Québec solidaire avait promis d'user au maximum de son temps de parole pour « essayer de retarder le plus longtemps possible » le cheminement du texte.

« On veut empêcher qu'un papillon (amendement) soit introduit pour forcer la note et nous rentrer dans la gorge cette disposition tout à fait inacceptable de rendre légal ce qui est illégal », avait lancé M. Khadir, catégorique.

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