COLLÈGE CHIPOLA

La filière québécoise bien vivante

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À son grand bonheur, Jonathan Gilbert renouera avec les bâtons d'aluminium, ce printemps, dans l'uniforme des Indians du collège Chipola.

© Photo Daniel MALLARD

À son grand bonheur, Jonathan Gilbert renouera avec les bâtons d'aluminium, ce printemps, dans l'uniforme des Indians du collège Chipola.

Jonathan Gilbert est le plus récent Québécois à porter les couleurs du collège Chipola dans l'espoir de signer un contrat professionnel.

Le receveur Russell Martin, des Dodgers de Los Angeles, et l'inter Ivan Nacarata, des Capitales de Québec, ont évolué chez les Indians du collège Chipola, au début des années 2000. Le voltigeur Marc Bourgeois a complété sa carrière à Chipola, l'an dernier, avant d'accepter une bourse de Southern Mississippi.

« Ils sont fiers de tous les Québécois qui ont passé dans l'organisation, a indiqué Gilbert, et c'est pourquoi ils continuent de recruter chez nous. »

Choix de 40e ronde des Blue Jays de Toronto au dernier repêchage, le voltigeur de Saint-Georges de Beauce a laissé une bonne impression cet automne. « Je pense mériter un poste de partant ce printemps, a-t-il affirmé. J'ai participé pratiquement à toutes les parties cet automne.

C'est certain que mon objectif était de mériter un poste de partant, mais je n'étais pas certain de l'atteindre dès ma première saison. »

Gilbert est emballé par son aventure. « C'est exigeant et on doit y aller à fond de train à chaque jour, a-t-il mentionné. Parce que je suis le seul francophone, ce fut plus difficile au début, mais tout est rentré dans l'ordre. On mise sur une très bonne équipe. Les entraîneurs croient qu'on pourrait tout gagner. On mise notamment sur le choix de première ronde des Devil Rays de Tampa Bay, qui a été incapable de s'entendre sur un contrat. »

Gilbert a aussi été utilisé comme lanceur. « Je ne suis pas parmi les huit premiers artilleurs de l'équipe, a-t-il précisé, mais je me suis bien débrouillé à chacune de mes sorties en relève. Le calibre est plus relevé que ce que j'ai connu dans la LBEQ chez les Diamants de Québec. Les lanceurs atteignent régulièrement entre 85 et 90 mi/h et certains touchent même 92 ou 93 mi/h. »

Avant de quitter pour la Floride, Gilbert a eu des discussions avec les Blue Jays, mais elles ont été brèves. « Ils m'ont soumis un montant qui n'était pas à mon goût, a-t-il résumé. Je tenais aussi à jouer en Floride. Mon plan est d'être à Chipola pour deux ans. »

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