Des gens importants du Kentucky s'intéressent de près à la carrière de Jonathan Paquet... et pas pour lui faire frire du poulet
Le lanceur de 17 ans de Québec a franchi un pas de plus, hier, dans sa carrière prometteuse, lorsque l'entraîneur adjoint et recruteur des Wildcats de l'Université du Kentucky, Brad Bohannon, tenait à le voir à l'oeuvre au monticule du stade municipal.
Bien qu'en raison des règlements de la NCAA, l'homme en question était contraint au silence, il peinait à contenir son enthousiasme.
« On ne fait pas autant de route en une seule journée quand un jeune ne nous intéresse pas au plus haut point », a-t-il fini par laisser tomber.
Kentucky, un programme de première division dans la réputée conférence SEC, ne lésine pas sur les moyens. L'équipe rencontre de 200 à 300 jeunes par année, surtout aux États-Unis, mais aussi au Canada et à Porto Rico.
« On joue du base-ball hyper compétitif et il nous faut les meilleurs jeunes », a ajouté l'homme de peu de mots après avoir filmé Paquet pendant de brèves minutes.
Plusieurs options
L'artilleur, qui expédie des offrandes dont la vitesse peut atteindre les 90 mph, est demeuré calme, mais cachait mal sa fierté.
« Ils m'ont appelé il y a deux jours vers 22 h 30 quand j'allais me coucher. Ce n'est pas le genre de téléphone auquel je m'attendais et j'étais pas mal excité d'apprendre ça, a-t-il raconté. C'est le fun de voir qu'un programme avec une aussi bonne réputation est ici juste pour me voir. »
En plus du Kentucky, les universités du Maine, de Binghamton (New York) et de Steson (Floride) lui font aussi les yeux doux. Les Wildcats sont toutefois les seuls à s'être déplacés chez lui.
« Ça me donne plusieurs options. On parle d'une super bonne école et d'une super bonne équipe. C'est évident que l'option de quatre ans vient de prendre du sérieux. »
Parce que Paquet a effectivement le choix. Admissible au repêchage des ligues majeures pour une deuxième année de suite, le choix de 46e ronde des Angels d'Anaheim l'an dernier a préféré redevenir agent libre.
Il sera assurément repêché une deuxième fois et pourrait choisir de jouer professionnel, d'entrer dans un programme universitaire de quatre ans comme au Kentucky ou encore d'opter pour un collège junior où il devrait compléter deux ans. À ce sujet, il a signé une lettre d'intention avec St.Petersburg.
« Je ne vais probablement rien décider avant le repêchage de juin. Tout ce que je sais c'est que l'an passé je voulais continuer de m'entraîner, mais cette fois, si une belle offre m'est présentée, je vais l'accepter. »