C'est un tout petit pas dans la saison de surf des neiges, mais un grand pas pour Dominique Maltais...
La fierté de Petite-Rivière-Saint-François est revenue cette semaine de près d'un mois d'exil à Perisher, en Australie, où elle a amorcé sa saison de façon hâtive avec deux médailles d'or lors de la Coupe Australie-Nouvelle-Zélande. Bien sûr, Maltais en a vu d'autres et ce n'était pas l'épreuve de sa vie, mais considérant les difficultés physiques qui l'ont affectée au fil des dernières années et l'importante année olympique qui la conduira à Vancouver, ces résultats ont exercé un effet tonifiant sur elle.
« En plus des Canadiennes, il y avait des Australiennes, des Tchèques et des Japonaises. Les entraîneurs trouvent que je me suis vraiment démarquée. Ça me redonne beaucoup de confiance pour le circuit de la Coupe du monde », a soufflé la planchiste adepte du boardercross à son retour de ce camp, qui s'est entamé le 25 juillet.
En 2006, la saison de Maltais avait pris fin prématurément en raison d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou. La saison suivante en fut une de réadaptation qui s'est somme toute passablement bien déroulée, avant de connaître d'autres difficultés l'hiver dernier avec deux fractures du poignet.
« Ce que j'ai trouvé le plus dur était de rester à la maison à ne pas pouvoir faire ce que j'aime faire. Je suis revenue en fin de saison avec deux podiums, mais j'avoue que je viens d'atteindre un niveau que je ne pensais jamais atteindre en si peu de temps, en Australie.
« J'ai toujours été sévère envers moi, mais vraiment, cette année, j'ai le sentiment qu'autant en salle qu'en montagne, tout débloque vraiment. Je ne veux pas m'emballer trop vite, mais c'est excitant pour la saison qui s'en vient », se réjouit-elle.
Jeux à la maison
Dominique Maltais pourra vite vérifier si ses plus récentes prouesses sont temporaires ou permanentes, puisqu'elle resaute déjà dans l'avion samedi, en prévision de la première Coupe du monde de l'automne, le 12 septembre, à Chapelco, en Argentine.
« Je ne pense plus à mes blessures. J'ai toujours été casse-cou de toute façon, ça fait partie de ma vie d'athlète et ça me rend plus déterminée », indique-t-elle.
Maltais ne s'en cache pas, c'est la plus grosse année de sa carrière d'athlète qui s'amorce et c'est pourquoi les résultats préliminaires qu'elle a connus, à l'autre bout de la planète, l'encouragent.
« Je suis très contente pour l'instant et on verra dans un mois ou deux, quand toute la publicité entourant les Jeux de Vancouver va commencer à rouler, comment je me sentirai. Je sais que ce sera la vraie grosse game! Je mets tellement d'efforts dans ce que je fais que je ne peux que faire confiance à la vie. Je me dis que ce sera mon année. »